Un paysage Audomarois

---------- Introduction

Edmond.

Oui.

On continue à découvrir avec toi l’univers du travail au couteau.

Oui.

Qui n’est pas simplement un outil enfin ce n’est pas simplement un outil parmi d’autres c’est un vrai un vrai univers quoi.

Tout à fait. Il permet de réaliser des choses qu’on peut difficilement faire des pinceaux.

 

Pour donner des effets de transparence déjà du relief.

Justement.

Oui.

Justement bonne transition pas du tout préparée sur le sujet d’aujourd’hui : paysage audomarois.

Oui.

Alors explique parce que…

Donc c’est un paysage donc de la région de Saint-Omer.

Saint-Omer.

Un étang…

 

Un plan d’eau avec quelques nénuphars à la surface de l’eau.

Beaucoup de transparence.

Beaucoup de transparence et une bande boisée donc sur la berge de cet étang.

On y va au travail au boulot.

---------- Démonstration

Alors c’est parti on commence tu sais à chaque fois Edmond par parler du matériel donc tu dois nous présenter les couleurs que tu vas utiliser.

Bien donc je vais essayer de les peindre avec le minimum de couleurs …

Oui.

Donc à la base évidemment les trois couleurs primaires…

D’accord.

Et puis en complément…

Des ocres ?

Des ocres voilà des ocres et une terre d’ombre brulée également…

D’accord.

Et bien sûr du blanc de titane.

D’accord ok. Une toile ?

Une toile donc de format 30x30 un petit carré…

Là on a pris un carré 30x30.

Un carré.

Oui.

Des couteaux donc il y a plusieurs modèles de couteaux…

Oui.

Qui servent à mélanger la peinture sur la palette et également à procéder à l’application de donc de la peinture sur la toile…

D’accord.

Et un petit pinceau en brosse…

En soie de porc là oui.

Pour faire l’esquisse assez sommaire sur la toile.

L’esquisse initiale tu le fais toujours…

Exactement.

Avec un jus.

Et quelques essuie-tout pour nettoyer régulièrement les outils.

Ok super bon ben c’est parti, vas-y, palette tout ça au boulot.

Tu disposes toujours de la même manière sur la palette ?

En général en général toujours de la même manière.

Oui…

En général…

Vas-y décris-nous ça précisément.

Je suis peut-être un peu maniaque mais…

Non non non vous êtes tous… tous les artistes font ça

Chacun va avoir ses habitudes après.

Oui oui tout à fait.

Donc là je mets les terres d’ombre et je vais dans…

Dans le sens ?

Donc je respecte la gamme chromatique dans le sens donc le plus clair au plus foncé en ce qui concerne les bruns.

D’accord.

Voilà la terre de sienne naturelle.

Ok.

Ensuite du jaune de cadmium.

D’accord. Il y en a un peu plus tu as besoin ?

Un peu plus. Un jaune clair. Et j’ai pris un rouge cadmium. Il n’y a pas de vert donc parce que ça va être un paysage où il y aura de la végétation.

Oui.

Et je propose donc de faire mes…

Tu vas les fabriquer ?

Mélange de les fabriquer…

D’accord oui ok comme ça tu seras en harmonie avec…

On sera en harmonie exactement.

Ok.

On respecte une gamme harmonique.

J’accepte.

Bien merci.

J’ai validé.

Et de la terre d’ombre brulée… ah donc j’en ai déjà mis ?

Oui. Ah oui écoutes…

Non la terre j’ai mis la terre de sienne brulée. Je vais mettre de la terre d’ombre brulée…

D’accord.

Pour les ombres et encore…

D’accord.

Encore que je vais voir sous réserve.

Et tu as un seul bleu par contre là ?

J’ai un seul bleu : bleu outremer.

D’accord.

Bleu outremer clair ou foncé ?

Oui.

Bleu outremer.

D’accord ok ça marche.

Et du blanc.

Oui n’oublions pas le blanc.

Donc je mets… habituellement je réserve un… donc du blanc pour les bleus les teintes bleues pour ne pas mélanger…

D’accord mets du bleu.

Parfois on veut parfois on ne veut pas mélanger…

Oui.

Et des teintes pour les couleurs jaunes.

D’accord.

 

Ça te fait tes nuanciers à chaque fois différents

 

Ok.

Bien alors donc…

C’est parti

Je vais faire l’esquisse de paysage donc d’un étang de l’Audomarois avec de la… une couleur neutre c’est-à-dire de la terre de sienne naturelle. Je vais tracer la ligne d’horizon. Moi je fais ça… vous pouvez prendre une règle bien sûr pour calculer pour que ça soit quelque chose…

Oui ou pas ça peut être très bien d’avoir quelque chose de très très naturel.

Mais en fin de compte comme c’est plan d’eau il y a parfois de l’eau qui qui… ce n’est pas régulier je veux dire…

Oui oui

La berge les berges ne sont pas régulières. Ce n’est pas la ligne d’horizon c’est plutôt la berge.

Oui oui.

Voilà et donc ben mes arbres et ma végétation va venir à peu près à ce niveau-là pour laisser une peu de ciel.

Bon d’accord.

Encore que les proportions je vais peut-être les vérifier on va dire un tiers… un tiers deux tiers pour… un tiers pour la partie supérieure de la toile avec la végétation et le ciel…

Oui.

Et le reste pour l’eau.

D’accord.

Alors il y aura donc des nénuphars mais je vais donc maintenant couvrir la surface de la toile avec une couleur neutre à mélanger parfois avec du bleu pour donner une première esquisse…

D’accord.

De manière à pouvoir travailler par la suite à faire une application beaucoup plus épaisse.

Ok. C’est bon c’est parti.

Alors bon…

Toujours toujours au pinceau ? tu n’es pas encore…

Toujours pour l’instant toujours au pinceau. Donc je vais fabriquer un… je mélange donc du bleu outremer avec de la terre de sienne naturelle pour faire… en mettant un peu de… ici c’est du white spirit sans odeur, pour couvrir ma toile de manière à pouvoir travailler humide sur humide par la suite.

Donc voilà donc je vais changer je me suis rendu compte que ben voilà mon pinceau était trop étroit et je n’ai pas beaucoup de temps donc pour peindre cette première couche donc je vais utiliser maintenant un pinceau plus large toujours en soie de porc. J’aime bien faire pénétrer la peinture dans la trame de la toile.

Mélange toujours de la terre enfin pour l’instant terre de sienne naturelle avec du bleu outremer.

Voilà donc le fond du plan d’eau est posé. Je rajoute un peu de jaune de cadmium dans ce bleu pour poser la végétation qui se trouve sur la berge de ce plan d’eau Audomarois. Alors on va essayer donc de respecter une règle fondamentale essayer de travailler avec des plans successifs de manière à donner de la profondeur à la toile et à commencer par peindre d’abord la partie supérieure de la toile et en l’occurrence ici il s’agit du ciel.

Alors je vais donc mélanger… choisissez un petit couteau pour mélanger du bleu outremer avec du blanc et de la terre de sienne naturelle pour donner un bleu un peu grisé. Donc voilà j’ai procédé au mélange. Vous voyez il faut tenir son couteau qui a la forme d’une truelle donc à pleine main en l’inclinant à peine légèrement.

On rassemble de la peinture de la matière sur le tranchant… sur le côté de la lame plutôt et on applique de cette manière-là. On peut même procéder au grattage si on veut donner un peu des effets un peu spéciaux.

Bon voilà je reprends de la peinture toujours sur le côté de la lame, un bourrelet de peinture que j’applique pour matérialiser le ciel. Il vaut mieux procéder à des petits mélanges de peinture que de faire des grosses quantités et travailler en l’occurrence avec des petites touches. Vous voyez que la couleur du ciel n’est pas régulière.

Toujours prendre de la matière sur le côté de la lame et l’appliquer. Alors on peut l’appliquer d’un côté et repartir ensuite dans l’autre sens pour en mettre sur toute la surface. Si cette couleur n’est pas réussie ne plait pas de prime abord, on peut toujours la racler et repartir sur des teintes un peu plus foncées.

Systématiquement avec le même couteau, réalisez une teinte un peu plus claire un bleu plus clair. On va reprendre de la matière sur le côté de la lame, l’incliner légèrement et appuyer très légèrement voilà pour couvrir… appuyez très légèrement sur la toile pour couvrir la partie inférieure.

Je vais maintenant donc mettre les arbres qui sont au fond. Et devant ces arbres il y aura des buissons. Alors je prends de la matière vous voyez il y a très peu de couleurs enfin de compte sur la palette donc bien sur le côté de la lame. Je trace les troncs d’une manière assez sommaire.

Toujours de la matière sur le côté de la lame et on applique en couche très fine sur cette partie boisée.

Donc évidemment il y a une variation des teintes dans ce sous-bois donc je vais refaire de nouveau une nouvelle teinte verdâtre avec du bleu outremer et un peu de jaune de cadmium. Et pour casser cette couleur on va mettre de la terre de sienne brûlée et un peu de blanc.

Donc je le prends à plat le fond est à plat et cette fois-ci je ne prends plus le couteau… de la matière par le côté mais à plat pour poser des différences de teintes.

Et là là c’est… il n’y a pas beaucoup d’épaisseur finalement.

Non enfin de compte non non.

Le couteau on a souvent tendance à l’assimiler à tu vois à de la grosse pâte épaisse.

Pas toujours.

Pas toujours c’est le geste qui est important non ?

Alors c’est un peu trop foncé là mon vert, je vais mettre une… En général la partie supérieure de la végétation elle est plus claire en général étant donné que… à la base il y a de l’ombre, l’ombre du buisson.

Parfois plus accentué parfois plus clair pour faire vibrer un peu ce paysage pour que ça ne soit pas monotone. Donc en petites… très délicatement on appose cette couleur sur le sommet donc des arbres qui viennent d’être réalisés juste avant, par petites touches.

Et là on peut également utiliser un autre couteau dont l’extrémité est arrondie. C’est celui-ci. Donc on prend de la peinture à plat. On pose la lame sur la couleur qu’on souhaite appliquer, en occurrence du jaune de cadmium… mélange jaune de cadmium blanc et du jaune primaire.

Et voilà je matérialise la forme des arbres. C’est un peu trop foncé peut-être.  Donnez un peu là le sentiment qu’il y a des trous et des lumières dans cette végétation donc je tiens le couteau bien sûr donc en pleine main mais je l’applique très délicatement. Je pose à peine la peinture sur la toile.

Alors pour le plan d’eau je vais rajouter du blanc de titane sur ma palette. Evidemment la partie qui est… la partie de l’eau qui est au bord de la berge sera plus foncée parce qu’il y a les reflets des arbres dans l’eau. Et la couleur de cette partie près de la berge sera moins intense que la couleur de l’eau qui est près de nous.

Alors pour avoir une harmonie on part sur le même mélange blanc de titane bleu outremer que je mélange sur la palette alors on peut mélanger les couleurs sur la palette ou sur la toile je vais vous montrer d’ailleurs sur la toile que voilà c’est très simple on reprend les mêmes couleurs et puis en fin de compte c’est la toile qui sert un peu de palette.

En fin de compte donc sur le plan d’eau c’est le reflet… sur l’eau se reflète donc la partie boisée et également le ciel. Et en général les reflets dans l’eau sont en général plus intenses et plus lumineux. En général ce n’est pas toujours vrai. Règle en général sont plus intenses vous voyez que le… ici la couleur bleue que j’appose est plus intense que la couleur du ciel que j’ai posée initialement.

Je reprends avec le côté droit du couteau. Et cette partie-là sera réservé aux reflets des arbres dans l’eau, des arbres et des buissons. Là je peux encore accentuer un peu la partie supérieure du ciel. Et vous voyez le couteau permet en fin de compte également de revenir sur la première couche de peinture des arbres si je trouve que c’est un peu trop haut. A ce moment-là je crée donc de nouveau le bleu que je souhaite apposer avec un mélange de bleu outremer et de terre de sienne naturelle.

Je prends de... quantité de peinture un peu plus importante sur le côté de la lame, que j’applique donc sur la toile de manière à couvrir la partie des arbres sans reprendre. Donc là il faut évidemment plus de matière donc sans reprendre la partie inférieure  

On travaille avec un côté de la lame ou avec l’autre côté. Je n’ai pas mis assez de blanc je vais rajouter un peu de blanc. Il faut évidemment que cette… que l’épaisseur de cette peinture qu’on applique au-dessus dans les arbres soit plus épaisse… que la matière soit plus épaisse que la couche inférieure.

Donc voilà donc comme je le disais précédemment, cette couche de peinture qui est appliquée est plus épaisse que celle qui était appliquée initialement.

Je vais rappliquer du…remettre du blanc sur la palette.  Et en fin de compte ce couteau-là donne un peu… me permet de donner un peu la forme des nuages quelque part à ce ciel en l’appliquant à plat. Je le prends juste je pose… je le pose juste sur la couleur sur le blanc donc qui est sur la palette.  Et quelque part je l’effleure même sur la peinture la première couche.

Et maintenant avec de la terre d’ombre brulée et les mélanges un peu orangés je vais tracer les troncs d’arbre avec le tranchant donc de cette même lame. Alors on peut utiliser cette… l’extrémité de cette lame pour donner la forme des branchages ou alors l’extrémité de ce couteau de forme rectangulaire. On ne travaille qu’avec le tranchant donc on met de la matière que sur le tranchant et on applique des traits de peinture en fin de compte de cette manière.

Alors je nettoie donc mon couteau. Alors comme je vous l’ai dit c’est une… en général la partie qui se reflète dans l’eau est plus intense. En général je dis bien ce n’est pas une règle absolue mais en général donc là je vais la faire plus foncée que ce que je viens de représenter maintenant.

De la terre de sienne brulée, un peu de bleu outremer et du jaune de cadmium. Et ça fait un marron verdâtre mélangé avec du blanc de titane que je pose avec la même lame donc d’abord il y a le reflet donc de la berge qui se reflète elle aussi dans l’eau.  

Alors là je frotte… j’ai pris en fin de compte peu de matière sur l’extrémité de la lame, que je frotte juste en dessous de la berge pour matérialiser le reflet de la berge dans l’eau. Je vais foncer un petit peu ce reflet en rajoutant du bleu outremer et de la terre d’ombre brulée.

Donc évidemment les reflets ils doivent représenter le rang général. En général mais ça dépend de à quelle hauteur se trouve le regard donc du spectateur mais disons… le reflet dans l’eau est de la même taille que l’objet qui se reflète mais là en l’occurrence je vais faire un peu plus court ça va venir un peu à ces dimensions-là. Tout dépend de la distance à laquelle on se trouve… de la hauteur à laquelle on se trouve si on se trouve sur un point haut ou un point bas.

Donc voilà toujours avec le même couteau donc ce mélange je l’applique verticalement, horizontalement de manière assez irrégulière. En mélangeant donc il faut qu’il y ait une belle harmonie donc en fin de compte ça se mélange bien ça se mélange dans l’eau qui bouge il y a toujours un peu de vent donc ce n’est pas le… on va dire ce n’est pas le calme plat.

Vous voyez j’écrase même sur la première couche initiale un peu de peinture que je viens de prendre. Juste un peu  Et s’il y a un surplus de peinture il ne faut pas hésiter à l’enlever.

Alors c’est un marais donc un marais il y a donc… en général l’eau n’est pas nette n’est pas propre quoi il y a des algues il y a des nénuphars donc on va représenter un peu des nénuphars. Donc j’estompe la cime des arbres dans l’eau. On donne un petit moment circulaire.

Alors maintenant je vais faire donc la partie qui est le plus près du spectateur, la partie en dehors du plan d’eau. Un mélange du bleu outremer… cette couleur brune que j’avais au départ que je mélange avec du blanc de titane qui donne un gris un gris bleuté. Un peu trop gris que je rajoute un peu de bleu pour donner un peu de peps.

Là je prends un autre couteau de forme rectangulaire. On a une couche assez épaisse parce que je vais devoir remplir voilà donc je prends je travaille donc à partir du côté droit de la lame que j’écrase j’écrase la matière sur la toile. Si les couleurs se mélangent, ce n’est pas bien grave au contraire.

Je reprends du bleu outremer et du blanc pour donner une touche un peu plus intense donc à cette partie-là donc j’ai pris de la matière sur le côté droit de la lame que je reprends ici  Je vais prendre cette même couleur du côté gauche de la lame et je pars donc du côté gauche de la toile vers la droite. Et j’écrase la lame.

Comme il n’y a pas beaucoup de matière sur la toile, je peux faire des fondus avec le plat de la lame en l’appuyant donc légèrement sur la peinture. Ça reproduit… personnellement je pense que ça reproduit bien les reflets dans l’eau là, la structure de l’eau  Oui ça commence à avoir un beau fond un beau fondu.

Je remets un peu de blanc de titane sur la toile, du jaune de cadmium pour redonner une touche de lumière à la surface de l’eau donc très peu de jaune de cadmium mais le mélanger avec le blanc de titane. Très légèrement bleuté vous voyez ça ne me dérange pas du tout là parce que… Et donc je vais procéder par… je prends de la matière donc sur le côté de ce couteau et je vais procéder par mouvement rotation donc de la main pour donner cet effet donc de mouvement dans l’eau.

On va revenir sur les arbres donc les troncs d’arbre que je vais finaliser toujours avec le même couteau en prenant un peu de matière à l’extrémité, quelque chose d’irrégulier c’est… Donc je pars de la base donc de la berge pour redonner un peu les branchages là… pour représenter les branchages.

Alors ces branches se reflètent dans l’eau. Elles se… donc à la verticale mais pas d’une manière assez régulière parfois elles sont ondulées. Donc je prends de la peinture sur le côté du couteau et donc à l’aplomb donc de cette arbre qui est là voilà je reproduis ce reflet dans l’eau. Idem pour les autres arbres.

Le reflet des petites touches de lumière en imposant du jaune cadmium et du blanc. Vous voyez qu’il y a des touches de lumière que je vais matérialiser ici dans la partie boisée. Donc ces touches de lumière se reflètent aussi dans l’eau. Donc la couleur est plus intense plus claire.

Alors on va essayer de poser des nénuphars, quelques nénuphars pas trop chargés non plus et quelques traces verdâtres disons dans l’eau. Ocre jaune les reflets qui sont appuyés les reflets des autres arbres qui sont voisins donc qui se reflètent aussi dans l’eau bien évidemment.

Alors là je vais prendre ce couteau à forme arrondie et pareil je tapote un peu avec un peu de jaune de cadmium pour matérialiser… pour faire un peu des tâches pour faire vibrer un peu ce plan d’eau disons par des différences de couleurs. Là j’estompe cette couleur dans l’eau.

On a un peu de marron mais je vais poser quelques donc traces pour matérialiser les nénuphars.  Donc un peu de peinture à l’extrémité du couteau juste à l’extrémité et on pose à peine.

La terre de sienne brulée je prends à peine un peu de matière à la base… sur le tranchant du couteau plutôt. A peine un peu  Je ne sais pas si on voit bien. Et là je me sers… je fais un appui avec ma main gauche et voilà je trace les ombres de ces nénuphars à la base des nénuphars.

Là ça arrive à la fin je trouve qu’il y a un peu trop de matière ici vous voyez après on fait de l’analyse de ce qu’on vient de réaliser pour voir un peu si c’est cohérent c’est l’homogénéité et puis je trouve qu’il y a peut-être un peu trop de matière ici et là aussi donc je vais l’enlever avec le même couteau le tranchant. A peine tenu je vais bien incliner et je gratte légèrement

Ici idem et j’essuie ensuite ma lame pour pas laisser de matière dessus vous voyez ma lame est sèche. J’enlève encore de la matière  Et voilà donc et ce résidu en fin de compte c’est parfait. Voilà je lui donne un peu de mouvement vous voyez ?

C’est sûr que quand on… le couteau c’est un univers vraiment à part. ET ça je le découvre avec toi Edmond.

Oui oui.

C’est c’est… c’est ce n’est pas simplement un outil complémentaire…

Non pas du tout.

Tu peux créer un univers complet.

Complètement complètement ça change ça change totalement…

Oui.

Moi j’ai peint pendant des années au pinceau avec les pinceaux et puis bon ben là j’ai découvert assez de matière de… déjà ça donne du relief ça reflète…

Oui oui.

Plus la lumière et on a la fin des fondus et des jeux de transparence qu’on aurait beaucoup de mal on pourrait le faire mais en procédant par glacis avec…

Oui tout à fait

Avec la peinture au pinceau.

Je suis d’accord.

Alors là c’est en… en… vous allez dehors vous allez avec votre chevalet à Saint-Omer vous voyez un plan d’eau magnifique et hop on s’y met t dans trois heures le tableau est fini quoi. Bon là c’est un format… un petit format mais…

Oui oui.

Mais une fois que c’est posé.

 

Et nous y voilà…

Voilà

Près de Saint-Omer c’est magnifique.

A des couleurs un peu automnales.

Oui.

Et cette transparence qui est réalisée dans le temps si vous voulez donc c’est quelque chose…

Dans le frais quoi.

Oui dans le frais.

Dans le frais il veut dire. Il n’y a pas eu d’attente on n’a pas coupé. Directement.

On appelle ça la peinture à la prima…

Oui.

C’est-à-dire le tableau est… on termine le tableau dans un laps de temps très bref…

J’adore.

Et c’est là que je pense bien bien transcrire ces sentiments, ces impressions qu’on ressent parce qu’on travaille dans le frais. Si on travaille de manière… sur plusieurs jours avec des glacis…

C’est l’autre approche.

C’est une autre approche on ne peint pas on peint moins avec son… je vais être un peu vulgaire avec ses tripes disons.

Ça devient plus vulgaire que les tripes.

On peint avec… ben son cœur…

Oui oui oui.

Avec passion et enthousiasme.

Oui mais c’est tout un cheminement…

C’est un cheminement.

On va vous emmener là-dedans ne vous inquiétez pas. Moi ça me correspond bien à ce que… il me donne envie de peindre allez. Et ce n’est pas non plus mon univers…

Non.

Naturel. C’est superbe. Voilà bon c’est tout on a tout dit ?

C’est tout.

A vous maintenant vous avez le modèle final, vous avez tout le travail d’Edmond, tous ses conseils vous avez vu tout qu’il donne comme conseil pendant toutes les vidéos c’est génial. A vous maintenant vous avez de la chance.

Cliquez sur chaque image pour l’agrandir afin de la visualiser ou l’imprimer.

Edmond Zienowicz

Edmond Zienowicz

Peintre français d’origine polonaise né en 1947 formé à l’école de Beaux Arts de Roubaix. Il est influencé par l’école flamande et l’époque des impressionnistes ses thèmes de prédilections sont les paysages, les natures mortes, les marines et ... les carnavals.

En tant que peintre du Carnaval de Dunkerque une de ses toiles intitulée « la bande place Jean Bart » a été acquise par le musée des carnavals du monde à Hertogenbosch (Pays- Bas) où elle représente le folklore dunkerquois. La touche nerveuse et dynamique de cet excellent coloriste est parfois ponctuée de rehauts et exprime le strict nécessaire. Ses œuvres sont référencées dans le dictionnaire Drouot cotation. Il est lauréat de plusieurs concours et a reçu en 2009 la médaille d’argent attribuée par l’Académie des Arts, Sciences et Lettres de Paris. L’une de ses toiles a été distinguée « Toile d’Or » de l’année 2015 au cours de l’exposition qui s’est déroulée au Grand Palais à Paris par la Fédération Nationale de la Culture Française.

  • [Yvette ferment le 12/11/2016]

    superbe paysage ,très bien expliquer
    sur les couleurs et le matériel ,je n'ai jamais utiliser le couteau ,mais je vais faire ce tableau
    écouter les conseils tout en regardant la vidéo attentivement

    merci a vous

  • [Georges Lesur le 11/11/2016]

    réponse a NADINE ! j'ai appris par Amandine , que l'acrylique GOLDEN OPEN a des qualités proches d l'huile (Georges! abonné aux cours)

    [Edmond]

    Oui

  • [Prenom Nom le 10/11/2016]

    Très beau mais le modèle présenté ne correspond pas à ce qui est peint.

  • [Georges Lesur le 10/11/2016]

    superbe vidéo ! bonnes explications sur l'utilité des différents couteaux (il serait appréciable d'avoir la liste des couteaux qui ont été employés!) merci à vous deux...

  • [Nadine BRISSON le 10/11/2016]

    J'adore, je ne connais pas le paysage Audomarois mais je vais tout de suite me trouver un étang vendéen
    merci pour vos explications sur la manière de procéder et les mélanges de couleurs
    Peut-on faire la même chose en utilisant de l'acrylique?

Page: 1

Laisser un commentaire

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poser une question. Se connecter
Discipline Huile
Difficulté Initiation
Genre Les Applications
Style Paysages
Durée de la Vidéo 39mn50