Un éléphant au pastel Séquence 01

---------- Introduction

On démarre une nouvelle série de vidéos sur le pastel avec des… en plusieurs séquences, la réalisation d’une application au pastel assez poussée par rapport à ce qu’on a vu.

Oui. Le sujet c’est la tête d’un éléphant.

Génial. Et alors c’est quoi ? Pardon mais je suis content.

Et donc du début jusqu’à la fin.

C’est propice l’éléphant en plus. Il y a plein de nuances, il y a plein de grains.

Oui, au niveau de la texture, au niveau de la couleur.

Super. Je suis impatient. On agrandit un peu le format par rapport à ce qu’on faisait jusqu’à présent. Et là nous allons travailler plusieurs séquences, les vraies séquences qu’on réalise que vous allez suivre pour réaliser vous-même cette application au pastel.

La première séquence ?

D’abord la réflexion au niveau de l’image, le cadrage. La couleur du support, la couleur du papier, pourquoi telle couleur et pas une autre. Et ensuite l’esquisse au fusain et ensuite le travail d’ombre et de lumière qui va donner plus facilement le volume.

Et ce sera la fin de la première séquence. On s’arrêtera là et puis on fait un petit bilan intermédiaire.

C’est ça.

On y va, on attaque. On commence par travailler sur le sujet tu disais avec les différentes images.

---------- Démonstration

Oui, le premier élément c’est la réflexion bien sûr. Essayer quand on a en tête un thème ou un sujet de réunir un petit peu ses documents et puis de choisir. Et c’est vraiment un coup de cœur c’est-à-dire celui-là, sympa mais les yeux, la tête n’étaient pas très jolis. Celui-là amusant. Amusant pour la composition mais c’était un jeune.

Ensuite, je voulais aussi un document avec un éléphant avec des oreilles plus grandes. Bien sûr entre les espèces, c’est différent. Et donc mon choix s’est arrêté sur celui-là. Le document en entier c’est celui-ci.

Il est vraiment sympa.

C’était un éléphant d’un cirque qui se promenait dans la ville sur Boulogne. Et puis je trouve qu’il était assez intéressant surtout au niveau des oreilles parce que comparé à celui-là il faisait plus jeune, plus amusant mais celui-là était plus typé.

Donc en image, bien faire un choix. C’est le document qui nous attire le plus.

Après ? Ensuite ?

J’ai fait mon tri. Une fois que le choix du document est fait, avant de faire la composition, le choix du papier. Avec le pastel, ce n’est pas trop intéressant de travailler sur un papier blanc. C’est beaucoup plus facile et plus agréable de travailler sur un papier coloré.

Alors pourquoi ce choix ? Celui-là ? Celui-là ? J’ai hésité entre les deux, enfin entre les trois. Celui-là,

C’est un gris ? Un gris…

C’est un bleu foncé presque noir. On aurait pu créer beaucoup de contrastes mais ça faisait plus décoration. C’était un fond foncé.

Et pour travailler les valeurs, les volumes, l’ombre était déjà pratiquement faite il aurait fallu travailler les valeurs moyennes et puis les lumières, c’est tout. Alors que là, je voulais vraiment vous montrer et travailler l’ensemble aussi bien les ombres et la lumière. Donc celui-là n’allait pas.

Donc éliminé.

Celui-là c’est l’inverse. Voilà, presque la lumière était faite.

C’est la couleur classique du pastel Cardin enfin.

Oui, c’est un jaune de Naples. Beaucoup de contraste mais la lumière était pratiquement faite. Donc je trouvais que ça n’allait pas non plus.

Ok, éliminé.

Et voilà le troisième, celui-là.

Alors j’ai hésité aussi avec un papier un petit peu plus marron plus soutenu mais je trouvais qu’il fallait utiliser plutôt un plus doux.

C’est un peu Camel ça ?

Un peu plus lumineux. C’est terre de sienne naturelle.

D’accord. Super. Choix validé.

Ensuite ne pas hésiter aussi au niveau des documents d’avoir la même image mais transcrite différemment soit sur sa tablette pour pouvoir zoomer, soit en image avec agrandi plus ou moins.

Tu travailles pas mal sur tablette, toi ! Tu aimes bien. Parce que tu peux zoomer là ?

Oui parce qu’en général aussi, je prends mes photos directement sur la tablette. Comme ça, je n’ai pas à les imprimer. C’est plus facile.

Oui, d’accord. Très bien.

Une fois que c’est fait donc le choix du papier, le choix de l’image, faire des petits croquis. Il y a la possibilité si on veut travailler rapidement de prendre, de faire un quadrillage et puis après de reproduire manuellement.

Oui. Travailler au carreau.

Travailler au carreau. Ça c’est un choix.

Et un deuxième choix aussi peut-être un peu plus difficile mais qui apprend la main, c’est plus facile au niveau de la main et puis surtout c’est un travail beaucoup plus personnel, peut donner un petit peu plus d’émotion, c’est de faire une série de croquis. Alors là, c’était le croquis avec l’autre éléphant le petit jeune.

Le jeune. On voit dans ses proportions.

Je m’étais basé un petit peu sur ses articulations. C’est surtout important pour montrer l’image. Une chose aussi importante. Avant de dessiner directement le document, essayez si on n’a jamais fait d’éléphant ou un autre animal, essayez de voir le squelette.

J’ai cherché sur internet le squelette de l’éléphant parce que sur l’image, on a bien des creux et des bosses. Mais est-ce que savoir si c’est l’éléphant qui a lui-même une bosse ou si ça correspond à son squelette, c’est important parce que la bosse va être la lumière, le creux va être l’ombre. Si on fait une bosse où il n’y a pas de bosse c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas aller. Donc faire des petits croquis.

On le recherche avant. On recherche.

Oui et puis en même temps, le dessin se met dans la tête, dans la main et dans la tête.

D’accord. Tu rentres dans l’univers en même temps.

C’est ça. Ça te permet d’entrer dans l’univers.

Il faut être à l’aise parce que c’est un travail qui va durer un certain temps. Donc il faut être à l’aise, avoir un petit peu ses marques donc avoir ses documents sous les yeux, avoir ses pastels un petit peu répartis tout autour de soi.

Il y en a partout là. Ça te va ?

Ça va oui. Et puis surtout, un petit morceau du support pour faire ses essais.

Tu as gardé la bande que tu as découpée pour faire des essais après.

Puisque quelquefois, on prend une couleur et puis enfin de compte ce n’était pas cela. Elle est trop lumineuse ou trop…

Et c’est trop tard.

Donc faire un test avant avec bien sûr la même couleur que le support sinon ce n’est pas intéressant.

Ça marche. Alors là, l’étape maintenant.

L’étape.

C’est ?

C’est la composition ou bien la mise en place sur le support.

C’est parti.

On y va.

Moment magique on va voir apparaître ce super éléphant.

Une chose importante. Avec le fusain, je pourrais appuyer très fort.

Mais oui. J’ai envie d’ailleurs parce qu’à la vidéo, ce serait mieux. Si tu voulais.

Oui mais non. C’est parce que si j’ai fait une erreur, avec mon doigt, avec ma main, ça s’enlève tout seul.

D’accord. Alors patience.

Voilà, oui je sais.

Non, ça va.

Parce qu’il faut éviter de gommer. Quand on fait le dessin aussi, essayez de réduire la forme dans un élément géométrique. Là, j’ai fait presque un carré qui correspond un petit peu à la tête de cet éléphant. Presque attention, presque.

La mise en place est un petit peu… Bien sûr, comme je ne fais pas au quadrillage, la tête sera un petit peu différent. C’est même sûr. Mais ce n’est pas grave du moment que le principe, elle ressemble à un éléphant.

Et puis tu vas lui mettre ta patte particulière personnelle en plus.

Oui, c’est ça. Ce n’est pas de la copie. C’est de l’interprétation comme toujours.

Comme j’ai appuyé pas très fort, je peux toujours réduire je peux toujours agrandir, ça ne gêne pas et mon papier ne va pas être…

Tu caresses toujours avec le fusain. Tu ne le tiens pas comme un crayon. Tu le tiens toujours…

Je le tiens comme ça et je mets mes doigts là et ma phalange qui frotte qui m’empêche d’appuyer très fort.

Ensuite quand on dessine, il faut bien faire attention. Comparez avec des verticales et des horizontales c’est-à-dire savoir tel élément. Et si je monte une verticale-là, est-ce que si je monte une verticale ici, est-ce que l’élément correspond à un autre ou au contraire il parait un petit peu moins vide. Voilà, ça correspond un petit peu.

En même temps très important quand on dessine, on ne fait pas les contours, pas spécialement les contours. On fait, on travaille. On sait que la tête d’un éléphant, c’est un volume donc on peut déjà montrer les volumes rien qu’au fusain.

D’accord. Il ne faut pas faire un dessin au trait.

Un contour. On sait que l’éléphant ait une bosse au niveau du squelette. Il a une bosse importante donc il faut la faire. Tout à l’heure, il faudra s’arrêter pour avoir du recul voir si de loin.

Ça ressemble à quelque chose.

C’est extrêmement important.

Là, je trouve que ça fait un peu trop carré donc…

Tu corriges.

Ça ne gêne pas. On va faire un trait, deux traits, ce n’est pas gênant du tout. Alors l’élément important là, c’est au niveau de son crâne. Là, le niveau de son crâne il est au niveau de sa trompe. Donc ça, ça bosse. C’est pour ça qu’il est toujours très important de connaitre un peu le squelette, que ça soit un animal ou autre. Le corps humain, c’est pareil.

Vous voyez, j’ai fait ce trait–là qui correspond pour moi plus ou moins à… Si on enlève la trompe, ce trait-là doit correspondre vers le dessous. Donc quelquefois, il faut imaginer que certains éléments ne sont pas là. Après, ne pas hésiter à aller à droite, à gauche.

Je sais que sur l’oreille de l’éléphant, il y a un certain repli. C’est pour ça que je le montre, je le suggère. Attention, je ne le dessine pas. S’il n’est pas exactement au même endroit, ce n’est pas grave du moment que ça soit le dessin ça ressemble à un éléphant bien sûr.

Je pense qu’en appuyant… enfin je n’ai pas appuyé en faisant des traits successifs donc ça marque un petit peu le dessin.

Il a des volumes qui passent qu’on voit là !

Et vraiment j’appuie à peine. Je peux…

Tu estompes.

J’estompe.

Je sais, je passe plusieurs fois au même endroit mais c’est pour en même temps avoir l’élément dans ma tête.

C’est-à-dire ? Pour mémoriser le truc, c’est ça ?

Oui, c’est ça parce que ça rentre dans la tête la forme, le volume et tout ça.

Surtout pas un trait prononcé en un seul trait sur le truc.

Surtout pas ça, non. Sinon si on efface …

C’est mieux pour la vidéo mais ce n’est pas bon pour le pastel.

Oui mais je vais ré-appuyer après. Comme là, ce n’est pas bon ça.

Au niveau de la trompe, élément extrêmement important, je ne fais pas tout à fait le contour mais je montre surtout déjà le volume. Je suggère le volume. Après la trompe, vous allez la placer comme vous voulez mais surtout regarder extrêmement important c’est ça. Déjà montrez…

Les grandes rotations

C’est ça.

Enfin les rotules entre guillemets du corps à des endroits.

Surtout la trompe-là, le volume parce que c’est un tube. Ne pas montrer que c’est quelque chose de tout plat. La partie supérieure aussi et si vous regardez bien, l’éléphant a beaucoup de plis. En observant, c’est ce que je me suis aperçu.

Regardez bien aussi au niveau du dessin. Plus vous allez vers le bas, plus au niveau des plis vous allez les faire petits plus resserrés. Et après vous allez les étirer plus grands. Là, c’est un élément important.

Après au niveau du squelette, il y a la mâchoire. Vous voyez au niveau de la défense, je ne l’ai pas faite toute. Ce n’est pas important. C’est presque un accessoire.

Par rapport aux proportions de l’ensemble ?

Oui, c’est ça. Ça se rajoute en fait.

Ce n’est pas important.

Oui c’est très clair.

Là, le volume. Et si vous regardez bien au niveau du squelette alors cet élément-là qui est la trompe remonte. Et après au niveau de l’œil, bien se méfier de ne pas faire l’œil trop grand. Vous suggérez. De toute façon, ce sera toujours possible de le réduire ou de l’agrandir mais vraiment de… Et surtout un éléphant a un œil tombant et il y a une petite paupière.

Il y a même des cils. Je ne sais pas si on pourra les faire tout à l’heure mais il y a même des cils. Je vais le dessiner un petit peu mais enfin avec le pastel, ça sera enlevé. Mais c’est vraiment pour voir si ça correspond.

Et là un élément important aussi, c’est au niveau de son squelette. Il a une grosse bosse.

On a des arcades saillantes.

C’est vraiment extrêmement important de savoir le squelette. Vous faites un chat, vous faite un chien, c’est pareil. Il faut connaître vraiment le squelette pour ne pas se tromper au niveau des creux et des bosses.

Après un petit temps de pause parce qu’il faut toujours s’arrêter de temps en temps, je me suis aperçu que là c’était un petit peu trop foncé. Alors c’est pareil quand avant d’enlever si on n’est pas sûr, on cache un petit peu avec ses doigts puis on regarde. Et là, je trouve que c’est mieux

Oui, c’est vrai.

C’est un petit peu mieux donc il suffit de… soit avec le doigt soit avec un petit chiffon…

D’estomper un peu plus.

D’estomper.

Laisser la place. Oui, c’est vrai. Ca alourdissait un peu l’ensemble.

Retracez un tout petit peu mais pas… parce que bien sûr, ce sera l’endroit de la défense.

J’ai choisi le… enfin je ne veux pas faire le corps. Donc j’aurai pu commencer le début du corps ici au niveau de son dos. Mais non, je trouve qu’on va laisser la tête.

Oui, la tête seulement. Ça va être chouette.

Alors on considère que l’esquisse est terminée. Maintenant ?

La mise en place, c’est bon. Alors j’ai choisi la couleur terre de sienne au niveau du support. C’est parce que c’est une valeur moyenne. Maintenant, c’est à moi de mettre les ombres et les lumières pour travailler le volume.

Je vous montre. Alors il y a trois enfin il y a différentes possibilités. J’ai hésité pour travailler l’ombre entre ces trois bâtonnets là. Soit je prends un marron foncé. Vous voyez marron foncé, si j’appuie à peine, ça correspond à la couleur du papier. Je peux utiliser le bleu, un bleu violet

Un bleu violet. Un bleu rouge ?

qui est un peu plus doux, qui est moins marqué.

Ou alors, je peux aussi en vert qui va aussi dans la gamme. Pour moi le vert, je mettrai de côté, je n’en veux pas. J’hésite entre ces deux-là. Vous, c’est pareil. C’est à vous de choisir. Prenez quand même un pastel assez dur.

Bien compressé, bien serré.

Oui, c’est ça. Vraiment vous avez différentes marques et vous choisissez. Je suis tenté de prendre…

J’avais envie de te dire ça. Je suis content que tu prennes un violet.

On est d’accord ?

Oui.

Ça marche.

Je rappelle, ce n’est pas pour indiquer où il y a du foncé mettons sur l’oreille, où il y a du foncé quelque part, ça ne m’intéresse pas. C’est seulement montrer le volume donc j’interprète. Quelquefois, c’est de couleurs ou de valeurs très lumineuses mais c’est quand même un creux. Donc attention, c’est extrêmement important.

Là je sais qu’au niveau de ces creux là, entre l’oreille et puis le crâne, là il y a un creux donc ce n’est pas… J’appuie à peine, toujours aller doucement pour suggérer. Très important aussi au niveau du pastel. Quand vous travaillez, vous imaginez que vous avez l’élément en volume sous les mains. C’est comme du modelage c’est-à-dire votre geste vous caressez comme vous caressez l’élément.

Et dans le sens du volume.

Voilà c’est ça.

Je sais que là aussi, je vais avoir un creux. Là aussi au niveau de l’oreille parce que l’oreille arrive en avant. Alors vous voyez qu’avec le pastel, j’appuie à peine. Je pourrais toujours appuyer une peu plus tout à l’heure.

Ne pas hésiter à aller à droite, à gauche, un peu partout. Je sais que le crâne fait ceci. C’est à peu près sûr que tout à l’heure vous allez avoir un éléphant violet. Mais ce n’est pas gênant.

Là, c’est pareil. Là, il y a un creux important. Je ne vais pas trop appuyer mais il y a un creux important au niveau de son squelette donc il faut déjà le montrer.

De temps en temps s’arrêter, il faut à chaque fois à chaque stade de regarder est-ce qu’on reconnait toujours l’éléphant ou ça devient du n’importe quoi, une forme et puis on ne comprend plus ce que c’est, toujours contrôler.

Ici aussi, regardez bien sur le document. En principe, c’est assez lumineux. Mais là, je sais que c’est un creux donc je mets une zone d’ombre. Et rien n’empêche tout à l’heure de mettre de la lumière dessus.

Ici aussi. Et regardez aussi au niveau du pastel. Je ne le prends pas comme un crayon. Je le tiens et j’appuie légèrement. Là attention, j’ai appuyé un petit peu trop fort. Il ne faut surtout pas s’arrêter, faire complètement la tête et puis après ailleurs aller un petit peu là, un petit peu là, se balader sur son travail.

Vous voyez, j’appuie un petit peu plus fort. Et après, je lâche un petit peu. Je vais plus doucement pour créer comme un dégradé qui va me suggérer aussi le volume. Là, c’est un point important. Je vais marquer un petit peu plus même je vais faire la liaison. Je ne vais pas faire l’œil tout de suite mais il y a un petit creux. Si vous n’êtes pas sûr de vous, arrêtez-vous de temps en temps et regardez votre travail de loin.

Je passe mon pastel comme si je caressais la trompe. J’appuie un peu plus dans le creux. Et surtout, je n’appuie pas beaucoup parce que je veux toujours la couleur du papier. Sinon, si j’appuie trop fort, je vais saturer mon papier et ça ne sert à rien de prendre un papier coloré si on met trop de pastel.

Au niveau des ombres, je vais laisser comme ça. Maintenant, je vais travailler au niveau des zones beaucoup plus lumineuses. Attention,  ce n’est pas la lumière du document, de l’image. C’est montrer qu’il y a des endroits, il y a des bosses, les creux/les ombres, les bosses/la lumière.

Au niveau des lumières, c’est pareil. Je vais prendre un pastel assez dur, pas trop lumineux. Je fais un essai. Celui-là est bien mais il est peut-être un petit peu trop clair. Non, ce n’est pas grave ou alors celui-là.

J’hésite entre ces deux-là. Vous voyez celui-là vraiment jaune, celui-là marron mais on le voit à peine donc ça ne va pas. Celui-là, trop vert. Celui-là, trop violet. Bon, je vais prendre celui-là un peu de marron. Je vais faire un petit mixage entre les deux, ces deux-là. Toujours pastel assez dur. Je vais tenter avec la couleur un peu plus lumineuse.

Quand vous tentez, quand vous essayez, ne cherchez pas un endroit très important. Mettons au niveau de l’oreille, ce n’est pas trop important.

Une surface qui se rattrape facilement.

C’est ça. Et j’appuie à peine. Je rappelle, ce n’est pas faire la couleur de l’oreille. C’est montrer un petit peu la lumière qui va indiquer le volume je précise.

Cette couleur est bien mais elle est un petit peu blanche. Enfin c’est un blanc rosé légèrement violet. Cette couleur, je ne vais pas en mettre trop parce qu’elle fait un petit peu trop blanche. Je vais prendre celui-là.

Comme c’était trop blanc, je passe un peu au-dessus. Ça va ternir un petit peu le but. Important, essayez toujours d’avoir une couleur au niveau pastel, presque la couleur du papier.

Oui, qui ressemble au papier.

Voilà. Comme ça, quand vraiment vous faites une erreur importante…

Voilà c’est une gomme. Il faut être ton sur ton.

Oui, c’est ça.

Là, je vais appuyer un petit peu plus fort pour que ça soit un petit peu plus évident.

Première séquence terminée Françoise.

Les éléments importants en synthèse. Qu’est-ce qu’il faut retenir de ces étapes préalables ?

Le choix du papier extrêmement important. Quand on travaille, choisir un fusain assez doux pour ne pas trop marquer quand il fait le dessin.

Oui. Je vérifie.

Plutôt passer deux, trois fois le tracé que d’appuyer complètement.

Et doux, pas perpendiculaire et surtout pas du dos. Tu auras la main toute rappée non ? Ça va ?

Non pas du tout. Comme ça, ça retient un petit peu la main. Ça évite d’appuyer fort. Ensuite, le choix des couleurs. On prend des pastels assez durs pour la mise en place.

Dur en texture, bien compressé, bien dur.

Je rappelle que ce que je voulais, c’est de montrer le volume de l’animal. Donc c’est un petit peu comme du modelage c’est-à-dire où on doit avoir les creux et les bosses. Quand on prend le pastel, le geste c’est comme si on caressait l’animal donc c’est en fonction de sa forme.

C’est une belle image. Oui, c’est vrai.

Il faut s’imaginer qu’on fait le tour, qu’on vient dans le sens de la bosse.

Oui, c’est ça. Et c’est comme un maquillage.

Ça marche.

Et ensuite au niveau des couleurs, ce n’est pas ne pas prendre un bâtonnet parce que sur le document, c’est de la couleur. C’est choisir pour l’ombre et la lumière. Mais ce n’est pas la lumière du soleil ou de la lampe.

Ça va ?

Oui, c’est bien mais il faut que ça rentre au fur et à mesure. Si ce n’est pas un automatisme encore, vous pouvez choisir des couleurs approchant que celles que Françoise utilise. C’est déjà bien, c’est déjà pour se lancer.

C’est l’ombre et la lumière pour donner le volume, non pas la couleur de l’animal.

Non et puis on a encore deux séquences, une bonne transition. On se retrouve encore deux fois avec Françoise pour avancer dans ce travail pour aller de manière très aboutie.

A tout de suite, à bientôt.

Cliquez sur chaque image pour l’agrandir afin de la visualiser ou l’imprimer.

Françoise Guillaume

Françoise Guillaume

Je suis née à Tergnier (Aisne).
J'ai effectué des études d’Art.
J'ai été enseignante en Arts plastiques dans un collège de Boulogne sur Mer.
J'encadre des stages de pastel dans différentes associations de la région ainsi qu'à l'atelier Pastel d'Opale de Saint-Léonard.
je suis présidente de l'association "Pastel d'Opale", crée en 2007, et à l'origine du salon international Pastel d'Opale .

  • [Françoise Guillaume le 11/06/2016]

    Effectivement il ne faut jamais regarder un sujet ou une image de façon superficielle. Il faut chercher à comprendre les volumes, cela sous-entend l'organisation interne de la structure (squelette, muscles ). En résumé il faut décortiquer le sujet avant de le peindre. A bientôt !

  • [Boutin maryse le 10/06/2016]

    je comprends mieux mes erreurs!!!! désormais je vais mieux étudier mon sujet avant de commencer!!!entre autre étudier le squelette pour assimiler les volumes.merci!!! encore merci!!!!

Page: 1

Laisser un commentaire

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poser une question. Se connecter
Discipline Pastel
Difficulté Perfectionnement
Genre Les Applications
Style Animaux
Durée de la Vidéo 29mn25