Liseron à l'aquarelle

---------- Introduction

Dominique, un exercice, une application, un beau moment de peinture dont on va pouvoir s’inspirer. Tu vas nous faire un liseron

Du liseron dans son univers.

C’est libre. Il y a un moment pour moi, ça inspire la liberté.

C’est la liberté.

Et ça fait aussi partie, ça correspond bien à ton boulot, ton travail.

Tout à fait. C’est le voyage de l’eau.

On n’est pas coincé dans un truc ultra figuratif à présenter. On est dans l’univers du liseron,

On se jette dans la couleur. Très sauvage.

Allez, on y va, on se jette.

---------- Démonstration

Mon croquis a été fait d’après nature. Mes recherches de couleur ont été faites aussi. Donc maintenant, on va se lancer. On va mouiller le papier. Les couleurs que je vais employer. Je vais quand même vous les remontrer : le jaune winsor, une petite recherche de couleur, le jaune winsor, je vais reprendre une petite gomme gutte, un peu de gomme gutte. Après, je vais vers le rose permanent donc je vais avoir de petites teintes comme ceci. Et alors je vais chercher mes verts donc pour faire toute mon ambiance d’arrière-plan de feuillage donc des verts bronze, des verts frais, des verts prairie. Donc la gamme avec laquelle je vais travailler. On y va.

On remouille le papier donc recto verso avec de l’eau propre si possible, toujours avec de l’eau propre.

Au moins ça se voit ce que tu fais.

Ça va griser les couleurs. Donc je ne dessine jamais en dessous sur mon papier avant de mouiller parce que les traits de crayon, je trouve qu’ils bloquent la diffusion et surtout, mon esprit n’est plus libre. Mon esprit va être fermé par le dessin qui est là, qu’il faut respecter. Non, je laisse.

Mais par contre, tu as fait un dessin préalable à côté.

J’ai fait mes recherches de dessin, oui. La réussite ne sera peut-être pas au bout du travail mais on recommence si ce n’est pas bon, si ce n’est pas réussi. Le dessin doit être acquis et puis après, on lâche prise. On est tout à l’écoute de tout ce qui se passe. Et si vous avez le trait de crayon qui est là, vous allez toujours vouloir vous raccrocher à ça et vous n’allez pas vous libérer. Le papier est mouillé, je vais commencer à travailler mon fond.

Donc mes masses, allez on y va. C’est parti. Concentration. Ma gomme gutte. Donc dans la direction que je donne à mon pinceau et à mes explosions de couleur, je pense déjà à la direction de mon liseron.

Oui, bien sûr.

Je balance. Je fais fusionner les couleurs simplement par l’aide de l’eau sur mon papier. Ce qui permet de garder chaque identité de couleur sur le travail.

N’ayez pas peur de perdre certaines choses pour mieux les reconstruire après parce qu’elles auront fusé dans votre travail, elles auront pris leur place, les couleurs auront pris leur place. On patiente. On surveille le papier très brillant. Donc pour l’instant, tout ce qu’on va ajouter va toujours fuser. Rien ne sera stable. Ça donne donc une atmosphère. Là, ici, ça commence à sécher. Surveillez, surveillez. Patience, patience, patience.

Il faut surveiller tout l’ensemble.

Oui. Patience. Un petit peu de chaque couleur sur le bout de mon pinceau va permettre de garder chaque identité de couleur. Une partie commence à sécher donc on peut commencer doucement avec la goutte d’eau à ouvrir des lumières. Encore un peu tôt. N’hésitez pas à employer votre pinceau aussi bien sur la pointe que dans son ventre. Donc toujours observer l’humidité de votre papier.

Ca commence à devenir intéressant maintenant.

C’est bien pour tout le reste de la vidéo.

Ca c’est le tempo du voyage de l’eau. On ne peut pas y échapper. Si vous aimez l’humide, il faut l’accepter. Il faut accepter tout ça. Parfois, on a l’impression que rien ne se passe mais ça s’ouvre, les lumières s’ouvrent tout doucement. Il faut être observateur. C’est bien d’avoir étudié son sujet pour pouvoir se libérer.

Chaque couleur garde sa personnalité.

Chaque couleur garde sa personnalité j’ai dit quand on prend le temps d’observer. Et ça se termine tout doucement.

Et c’est maintenant le moment le plus fabuleux.

C’est là que tu donnes un sens à tout quoi.

Oui. C’est là que le dessin entre en jeu, dans le mat frais, mat sec. Le dessin est vraiment très stable à ce moment-là. Bien qu’au début, ce ne sont que des tâches, à partir de cette tâche, il faut arriver à créer son dessin qui a été étudié avant pour justement pouvoir lui donner corps et lui donner vie dans le dernier stade d’humidité du papier. Là c’est jubilatoire. N’oubliez jamais de prendre du recul, de vous lever et d’observer votre travail. Mettez-le par terre, montez sur une chaise, essayez d’avoir du recul. On va pouvoir s’arrêter là.

Voilà, faites-vous plaisir.

Super, c’est magnifique.

Trouvez votre monde de couleur et amusez-vous.

Et ce sujet, le liseron, est vraiment propice à cette liberté que donne ton travail, ta technique sous contrainte du cycle de l’eau, du voyage de l’eau, ça on le savait mais il y a quand même des sujets comme ça qui sont propices. C’est magnifique. Vous téléchargez des dessins d’ambiance et préparatoires de Dominique.

Et travaillez, il faut bosser.

Faites-vous plaisir, amusez-vous bien. A vous.

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Dominique Coppe

Dominique Coppe

Dominique Coppe est peintre avant tout, et l'aquarelle est son médium de prédilection: "car l'eau c'est la vie qui coule tout au long de mon travail, c'est le mouvement et l'énergie".

Dès sa plus tendre enfance, elle baigne naturellement dans un milieu artistique ouvert à toutes les influences. Son père, Roger Coppe, maître-verrier et peintre expressionniste de renom, l’initie à l’art du beau sans toutefois lui imposer ses propres visions esthétiques.

L’artiste allie avec brio l’observation stricto sensu des choses naturelles et les tatoue de concepts aux origines plus orientales. Aquarelles pleines de force, d’énergie et de lumière. L’artiste joue avec les propriétés d’absorption du papier pour réaliser des œuvres fougueuses et envoûtantes. Palette chromatique délicate et très nuancée.

  • [Dominique Coppe le 05/06/2016]

    Bonjour Annick,En effet il faut comme vous dites "mettre la dose de pigment" mais,attention à ne pas gouacher votre travail,la charge de pigment doit être en adéquation avec la quantité d'eau sur le papier et dans votre pinceau et tout dépend à quel stade du cycle d'eau vous êtes.L'eau est votre partenaire de jeu,dans le jeu du "trop" ou du "pas assez."Les essais et les erreurs font partis du jeu.Bonne amusement.Cordialement.

  • [Sellam annick le 31/05/2016]

    Bonjour Dominique et Fred,Un moment de pur bonheur merci .j ai compris que je ne mettais pas la dose de pigment suffisante dans mon travaille .JE vous souhaite une bonne semaine.

  • [Dominique Coppe le 21/03/2016]

    Merci à Toi Anne-Marie de me faire confiance pour t'aider à connaître le monde de l'aquarelle dans l'humide.A +

  • [EPINOUX Anne-Marie le 19/03/2016]

    Ma-gni-fi-que-!!!! Moi qui venais de me casser les dents sur une aquarelle de liserons je crois que je vais m'y remettre... de plus la vidéo était superbe on voyait bien les différents moments d'humidité, encore une fois merci Dominique

  • [Dominique Coppe le 06/03/2016]

    Hello Kty,Je vois que tu as bien compris l'importance de l'ordre du placement des couleurs.Merci à vous pour tout ces beaux partages..A bientôt.

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Discipline Aquarelle
Difficulté Perfectionnement
Genre Les Applications
Style Paysages
Durée de la Vidéo 24mn12