Découverte de l'huile : Les bleus

Résumé de la vidéo :

Dans cette série sur la découverte de la peinture à l’huile et en particulier des couleurs, c’est le tour des bleus. L’exercice va montrer qu’à partir de cette teinte, il est possible d’obtenir plusieurs déclinaisons en la mélangeant avec les primaires c’est-à-dire le rouge, le jaune, le blanc et le noir.

La découverte des couleurs à l’huile : les bleus

Le choix du pigment est très important au départ. C’est le bleu cobalt qui se rapproche le plus de la couleur primaire. Le bleu outremer est à tendance rouge et le bleu de prusse à tendance verte. Il serait donc difficile d’obtenir du vert standard avec le premier.

Pour commencer, il faut créer un petit carré de bleu cobalt qui va servir de référence au centre. Ensuite, cette couleur est mélangée avec du jaune citron pour obtenir une déclinaison de vert acide selon les proportions. Avec un jaune à tendance orangée c’est-à-dire du jaune de cadmium foncé, la teinte obtenue sera plus terreuse du fait de la présence du pigment rouge.

Le bleu cobalt mélangé à un rouge de cadmium moyen donne sans surprise du violet puisque les deux couleurs sont neutres. En remplaçant le cobalt par du bleu de prusse, il est difficile voire impossible d’obtenir du violet intense. Le bleu cobalt mélangé avec du blanc ne change pas mais perd son intensité. Avec le noir, c’est le même résultat mais la couleur est plus foncée.

Il y a une nuance si c’est un autre bleu qui est utilisé. Le bleu outremer mélangé avec du jaune donne par exemple un vert terreux. Avec un bleu de prusse, le résultat est plutôt brun.

Le blanc et le noir donnent du gris. Le rajout d’un bleu cobalt donne une teinte parfaite pour représenter un ciel orageux. Cette couleur est très froide à cause du bleu qui l’est également. Par contre, l’ajout d’une pointe de jaune rend le gris chaleureux.

Le mélange entre les trois primaires c’est-à-dire le bleu, le rouge et le jaune donne du brun. Selon les proportions utilisées, le mélange peut être chaud ou froid. Le blanc additionné de jaune et d’un soupçon de bleu donnent une couleur turquoise. Plus on rajoute du bleu, plus elle va s’intensifier.

Cette découverte de la peinture à l’huile bleue prend fin. A partir d’une couleur centrale, il est possible d’obtenir tout un panel de teintes différentes. Cela évite de s’encombrer de beaucoup de coloris. Grâce également à cet exercice, il est possible de faire le travail inverse c’est-à-dire décomposer la couleur d’un objet. Tout est une question de patience, de pratique et de rigueur.

Amandine gilles

Amandine Gilles

Diplômée en Histoire de l’art à l'Université de Tours et formée dès le plus jeune âge à la peinture traditionnelle au sein d’ateliers privés.

 

Aujourd'hui, artiste-peintre, peintre sur commande et créatrice d'un blog sur la technique de peinture à travers duquel des accompagnements en ligne sont proposés.

 

Mes expériences au sein du milieu artistique de Paris et de Bruxelles, ainsi que le conseil en fournitures de Beaux-arts qui a été mon métier pendant plusieurs années m'ont fortement aidé à mettre tout cela en place.
Mon but est de partager et de transmettre des connaissances d’une passion commune et d’un patrimoine artisanal qu’il est nécessaire de sauvegarder.

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Discipline Huile
Difficulté Initiation
Genre Les Bases Techniques
Durée de la Vidéo 14mn21