Un coq à l'aquarelle dans tous ses états

Résumé de la vidéo :

Cet exercice consiste à montrer une étude de la position et des couleurs de quatre coqs avec une aquarelle non aboutie d’une part et un dessin bien fini c’est-à-dire travaillé jusqu’au bout d’autre part pour contraster l’ensemble.

Le matériel

Pour cette étude de coqs, il faut du papier Arche à grain fin 300 grammes tendu sur une planche et non humidifié puisque le travail se fera sur un support sec, une palette avec les couleurs appropriées au sujet, des pinceaux petit gris de différentes tailles pour leur grande réserve d’eau, du poil de martre pour sa nervosité et du synthétique pour les retraits et les tirets, des photos de coqs comme modèles.

L’étude des coqs étape par étape

Pour les besoins de la photo, les traits ont été plus marqués pendant la réalisation des croquis des coqs. Pour les estomper, il suffit de rouler une gomme mie de pain dessus. Cette matière va absorber l’excès de graphite afin de ne pas souiller le travail à l’aquarelle plus tard. Il ne faut pas hésiter à changer de gomme mie de pain puisque celle-ci va se noircir en effaçant les traits.

Pour commencer, les coqs vont être travaillés rapidement de façon aquarellée. Cette étape peut constituer une étude pour préparer un autre travail plus tard. Il faut commencer par les couleurs claires puis monter en intensité par la suite. Le jaune et l’orangé sont les coloris de base d’un coq. Le plumage est donc réalisé avec de la sienne naturelle et de la sienne brûlée en veillant à laisser des blancs en guise de lumières. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le travail se fait sur papier sec. Le joli plumage sombre des coqs est créé avec de l’indigo. Et sur la poitrine, cette teinte est mélangée à du rouge de Venise. Les pattes sont également réalisées avec cette teinte. La pose des couleurs doit se faire dans le sens des plumes.

Après la réalisation d’une pochade de quatre coqs avec un premier lavis, il est temps de mettre les rehauts. La crête est réalisée avec du rouge cadmium et le bec avec du jaune indien. Pour suggérer les plumes, il faut travailler en négatif et faire ressortir la couleur. Le but est de redonner du volume et des reliefs à certains endroits : crête, aile, etc.

Cette étude de coqs est un travail pédagogique plutôt intéressant puisqu’elle permet de voir la différence entre un premier lavis et un travail plus abouti. Pour aller de l’un à l’autre, il faut contraster et travailler les plumes en négatif afin d’obtenir du volume et de la lumière.

Evelyne Leroy

Evelyne Leroy

é une bonne partie de ma jeunesse, mais c’est à l’âge adulte que je me suis décidée à suivre un cours d’aquarelle pour en découvrir les règles et les mystères ;

J’ai été élève à l’école d’art de Douai quelques années, et parallèlement, j’ai suivi un cours de techniques mixtes à l’atelier « Cantin de la Cour » pour libérer mon dessin et aller plus loin à la rencontre de moi-même…
Je poursuis cette recherche notamment au cours de stages, de rencontres et de moments de partage avec des aquarellistes confirmés tels David Chauvin, Patrick Larcebal, Joelle Krupa-Astruc, Thierry de Marichalar, Victoria Prischedko ou Cao Bei An ;
J’anime un atelier aquarelle depuis plusieurs années, pour partager ma passion et permettre à d’autres de s’exprimer avec couleurs et pinceau ;
J’organise régulièrement des sorties « carnet de balade » pour saisir sur le vif un paysage, une silhouette, un petit coin de nature et transcrire sur le papier l’émotion ressentie.

Mon parcours m’a amenée à participer à de nombreuses expositions à titre collectif ou individuel, parfois récompensée de prix, mais pour moi la plus belle récompense c’est l’attention, l’intérêt que le public porte à mes aquarelles !!

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