Perspective de paysage en Dessin

Marie on continue à avancer dans la perspective-là dans les paysages.

Dans les paysages en fait on va voir là un peu où se trouve la perspective dans un paysage parce qu’on pense que la perspective c’est des cubes, des maisons enfin…

Géométrie ?

 Et en fait dans un paysage, quelque fois même un paysage plus ou moins naturel, on peut trouver de la perspective et on va voir rapidement comment on la place, comment…

On la fait, on la sort quoi.

 

Tu as pris 3 exemples vraiment très significatifs très forts

Oui, des exemples assez différents en fait de paysages assez communs somme toute.

Oui mais de manière flagrante.

Oui où on voit bien une perspective alors qu’il n’y a pas de bâtiment.

 Et donc comment réussir à trouver ces éléments ?

Comment placer ça et comment le représenter aussi en dessin.

Ok au travail.

 

Dans ce paysage, ce qui marque vraiment la perspective c’est le chemin donc le chemin qui part vraiment devant nous donc on a une perspective, un point de fuite là en fait vraiment et donc d’une part le chemin et d’autre part les barrières qui accentuent aussi cette perspective. Donc on va voir comment on va construire ça assez rapidement par un petit croquis sur un dessin.

Quand vous êtes devant un vrai paysage, n’hésitez pas à déterminer exactement ce que vous allez dessiner. Et même sur votre papier, tracez rapidement le format dans lequel vous allez dessiner. Ici on a ce chemin qui part comme ça et qui arrive quasiment au centre du dessin donc on a la bordure-là des fleurs qui arrive ici et de l’autre côté le chemin qu’on va faire à peu près ici. On fait des croquis donc  

Et ensuite ce chemin tourne donc on va placer la montagne comme ça et ce chemin tourne ici pour aller vers le bord puisque le chemin après le dessin. Je vais tout de suite retracer les lignes de perspective donc on a la terre réellement ici qui est là, que tout ça c’est une bordure on a des fleurs ici donc je vais accentuer un petit peu tout ça. On a le centre qui est un petit peu enherbé là, celle-ci.

Notre chemin en réalité il est ici. Il tourne. Et là par le jeu de la perspective il s’aplatit complètement et il est ici. On voit bien la perspective ici très forte. On a un deuxième jeu de perspectives qui sont donc les barrières. Donc on a les barrières. Je vais les tracer tout simplement ici, droites mais on verra après.

Et un deuxième jeu de barrières-là qui remontent en fait sur le bord du terre-plein et ce terre-plein qui est en perspective.

Et ce qu’il faut faire bien attention alors je ne vais pas tout dessiner. Là vraiment on parle de la perspective donc ce qu’il va falloir faire attention c’est qu’ici, tout ce que vous allez dessiner doit être bien horizontal c’est-à-dire que vous allez ici vous dessiner des pierres. Il y aura un petit peu d’herbes ici qui vont contredire le côté horizontal du chemin mais là si on dessine des choses ça va être horizontal. Si on met des ombres ça va être horizontal.

Le bord ici est dessiné. Là je le suggère mais on va dessiner plutôt à l’horizontal. Ici pour bien faire comprendre le terre-plein, il faudra avoir des zones d’ombre et de lumière comme ça et on voit que ça diminue vers l’arrière et très important les barrières, il faut également bien sûr qu’elles diminuent. Elles vont être plus grandes ici que là, que là. Elles vont diminuer avec la profondeur mais également les intervalles. Plus on va s’éloigner, plus les intervalles vont se réduire.

Et pour donner le côté naturel du paysage, on a ici les barrières qui vont être placées de manière un peu irrégulière et il faut accentuer ce côté-là qui donne le côté champêtre. Ce n’est pas une barrière industrielle. On voit qu’en construisant comme ça ici de la même manière on va avoir le poteau donc les poteaux qui ne sont pas forcément bien verticaux.

Et ici ils se réduisent mais en fait comme ils sont placés de manière irrégulière, l’espace général se réduit.

On va avoir ici des touffes de fleurs donc il faudra les travailler aussi comme ça avec une ombre en dessous et retrouver des herbes. Bon c’est très très rapide mais c’est simplement pour montrer comment on va suggérer cette perspective.

Je ne l’ai pas fait là mais on peut aussi bien sûr après faire les différentes montagnes qui sont en arrière-plan et qu’on va travailler plus ou moins fort mais je le fais très rapidement c’est-à-dire que la montagne qui vient en avant-plan je vais appuyer un petit peu plus. Celle-ci bien sûr le bord ici qui sera marqué et le chemin donc je ne vais pas faire jusqu’au bout mais on a la même chose ici, le chemin qui va aller en se réduisant de plus en plus.

Et les arbres aussi.

Là on a bien ce sentiment de perspective. Je ne détaille pas même si j’en ai envie. Je ne détaille pas plus. C’est pour montrer que dans un paysage on peut avoir des perspectives en fait on en a partout.

 

Ici dans ce deuxième exercice on a une photo complètement différente, un paysage complètement différent. C’est un champ qui vient d’être fauché et où là la perspective en fait on la voit très bien par les rangs de blés enfin de céréales et on voit très bien le point de fuite qui est ici vraiment sur la ligne d’horizon, un peu décentré en fait à l’endroit où les rangs de céréales sont à ce moment verticaux. On va voir comment on peut représenter ça. Je vais retracer un format.

Ce sont des croquis rapides donc c’est assez approximatif. Je ne suis pas forcément dans le détail des dimensions, des rapports. J’ai à peu près le ciel enfin la ligne d’horizon en fait qui est à 1/3 et le point de fuite qui va se situer ici quelque part, un peu décentré en fait. Ça veut dire que tout le champ, toutes les lignes des sillons vont fuir sur le point donc il faut commencer par construire ça de manière légère en partant du point jusqu’ici.

Pour l’instant je ne vais pas beaucoup plus loin, je trace quelques lignes qu’on voit bien. Et là-dessus à un certain niveau, il y a une route qui passe, on la voit donc on va la tracer aussi.

Et ce qui vient aussi et qui est très important et qui crée aussi la perspective ce sont les ballots de paille bien sûr. Ici on en a un en très gros plan devant nous. Ça aussi c’est de la perspective puisque c’est un cylindre.

C’est un cylindre en perspective un petit peu arrondi et ce qui va créer la perspective donc c’est le fait d’avoir d’autres ballots qui vont être beaucoup plus petits à l’arrière-plan.

Ici on peut observer une chose. Le point de fuite étant là, en fait on a l’œil qui est au-dessus des ballots de paille donc tous les ballots de paille se situeront en dessous de la ligne d’horizon c’est-à-dire que si j’en ai un qui est ici, celui qui est très loin là-bas il va être tout petit et il sera toujours en dessous. Ça peut aider à dessiner. Il va être ici.

Je ne vais pas tous les faire mais on se rend bien compte que ces ballots de paille créent également la profondeur. Ça donne aussi une idée de perspective. Pour dessiner cette perspective maintenant dans les champs, ici il faut à la fois suivre la ligne de la perspective mais à la fois faire comprendre que c’est des brins de blé donc il va falloir dessiner verticalement en venant agrandir son trait au plus on est en premier plan. Et on peut s’amuser d’ailleurs à dessiner le blé verticalement.

Donc en essayant de ne pas être systématique. Ça c’est très important de ne pas faire toujours la même chose. Et entre 2 on peut avoir le champ qui vient avoir des ombres par exemple qui vont venir à l’horizontal.

Plus je suis en avant, plus c’est grand. Plus je suis en arrière, plus c’est petit.

Et je joue sur des vertical et des horizontal. Ici j’arrive à l’arrière-plan ici j’ai un chemin.

Par moment ça peut aussi disparaître. On ne doit pas tout dessiner. J’ai un chemin, le chemin il va se dessiner dans l’autre sens. Et de l’autre côté je vais retrouver mes sillons mais là ils vont finir par disparaître. J’appuie un peu sur le bord et puis je les fais disparaître. A l’horizon, les sillons disparaissent et c’est l’œil qui les reconstitue.

Par endroit on peut avoir un peu de masses d’ombre. Ici on les voit fort sur les bords-là qui délimitent le chemin mais en fait ce qui est très important dans ce genre de dessin c’est de penser premier plan gros, arrière-plan petit. Dans le trait aussi on appuie davantage ici. On peut appuyer davantage là que sur ce qui est en arrière-plan et appuyez plus ou moins les éléments qui disparaissent vers l’arrière-plan.

Je pense qu’on n’a pas besoin d’aller beaucoup plus loin dans la démonstration mais ne pas être systématique c’est ça qui est très important, de ne pas faire quelque chose en rond d’oignon toujours pareil. Il y a des endroits où ça disparait, des endroits où le trait va s’arrêter.

Par exemple ici on a une zone où on voit moins les sillons et bien on va à cet endroit-là un petit peu les faire disparaitre peut-être en ayant des choses un petit peu plus vagues. Et puis ici on va remettre nos sillons en ayant les zones plus foncées, les ombres, en fait c’est l’ombre pour avoir des zones plus foncées et puis de choses un peu plus floues.

Mais je ne vais pas travailler de la même manière. Depuis le bord jusqu’au bout, je vais montrer et changer un peu, varier le sens des épis pour que tout ça soit vivant et que ce ne soit pas systématique. C’est un mot que j’utilise souvent.

 

Sur ce troisième paysage, la perspective est un petit peu moins flagrante et pourtant elle y est. En fait on est dans une perspective à un point de fuite donc on est face à un sujet. La ligne d’horizon est ici et on a le point de fuite qui est là et en fait la perspective se crée par ces 2 rangés d’arbres ici qui viennent vraiment se fuir ici sur la ligne d’horizon. Donc on va voir aussi rapidement comment construire ça.

De la même manière on va faire notre cadre bien que là on n’est pas obligé de faire un cadre ici on est dans de la neige et on ne va pas faire de cadre. Donc j’ai ma ligne d’horizon qui est au tiers à peu près inférieur et mon point de fuite qui va être central. De ce point de fuite on peut faire partir les fuyante du rangé d’arbres, des 2 rangés d’arbres du bas mais aussi du haut.

Et on va se retrouver donc avec nos rangés, nos arbres ici qui vont se placer à peu près comme ça. Ça c’est nos rangés d’arbres.

Et donc ces arbres, de chaque côté, en fait il faut arriver à les dessiner en les espaçant. Les espaces vont devenir de plus en plus étroits. Ici on va avoir… ce n’est pas grave si ce n’est pas tout à fait comme le modèle mais il faut en fait penser à ce que les espaces se réduisent de plus en plus donc par exemple ici on a un espace qui est réduit.

Ensuite il n’est pas tout à fait parce que les arbres ils ne sont pas plantés non plus complètement de manière régulière mais dans l’ensemble ça doit se réduire.

De l’autre côté on va faire pareil.

Et ensuite il suffit de construire arbre après arbre donc on voit bien quand même que j’ai tracé une ligne mais bien sûr dans la nature, rien n’est non plus toujours linéaire donc on va avoir ici ce tronc-là qui va arriver ici mettons et puis celui-ci qui va peut-être être plus bas alors que la perspective demandera à ce qu’il soit plus haut mais là il y a plus de neige. Celui-ci va suivre à peu près la perspective.

Et nos arbres-là alors je vais les faire d’un côté, je ne vais peut-être pas les faire des deux côtés, c’est pour montrer le principe. Ils doivent plus ou moins suivre cette ligne-là mais bon c’est pareil. Les arbres dans la nature ne sont pas non plus rigoureusement identiques donc on peut très bien en avoir un qui va être un peu plus court. Je fais ça très rapidement. Celui-ci va être un peu plus court par exemple.

Ici je ne vais pas aller beaucoup plus loin sur mon dessin, ça ne sert à rien. Donc qu’est-ce qui se passe ? Mes arbres vont être de plus en plus petits. Même si dans l’ensemble, j’ai fait exprès par exemple celui-ci le premier il est un petit peu plus petit que les autres et celui-là qui est là, il est un petit peu plus grand mais quand on va voir l’ensemble, l’ensemble des arbres va se réduire.

Ils sont de plus en plus serrés. Plus on recule, plus ils sont serrés. Même si ce n’est pas tout à fait régulier, dans l’ensemble il faut qu’ils soient plus serrés et aussi l’épaisseur des troncs va aller en se réduisant. C’est pareil il peut y avoir dans l’eau un arbre plus gros que les autres. Par exemple le quatrième peut être un peu plus gros que le troisième mais dans l’ensemble, ils vont se réduire.

Ici on peut marquer le plan. Il y a un plan ici ça fait un peu une zone rectangulaire. On a un plan ici avec nos 2 arbres qui sont là je vais les mettre très rapidement. On a 2 arbres ici qui marquent, qui ferment un peu ce rectangle et là on peut marquer avant de dessiner les branches, le volume des arbres pour savoir un peu où on arrête les branches. Bien sûr on n’est pas obligé de dessiner chaque branche telle qu’elle est. L’important c’est d’avoir un peu l’esprit de l’arbre qu’on va dessiner.

Ici on a le petit arbre qui est seul-là qui vient à peu près à la hauteur. En fait on se retrouve sur un format rectangulaire donc voilà ce petit arbre qui est là tout seul. Ce qui est très important et je le redis c’est dans un paysage, dans la nature en général, de vraiment pas être systématique parce que même si c’est ordonné dans la nature, chaque partie est différente.

Donc voilà le principe de construction et notre arbre ici je ne vais pas tout dessiner parce que ça va être un peu long et fastidieux mais ce qu’il faut c’est maintenant dessiner les branches ici sans trop sortir de cette zone et sans non plus avoir les branches qui s’arrêtent systématiquement sur les bords.

Bien sûr après il faut enlever toutes les traces de construction qui ne servent plus à rien. On peut les enlever au fur et à mesure qu’on travaille. Là je les ai laissées parce que le but de l’exercice c’était d’expliquer la construction et on a l’arrière-plan qu’on peut aussi bien sûr suggérer. Là je fais extrêmement rapidement.

C’était simplement pour expliquer un peu la construction d’une perspective uniquement avec des arbres.

 

Marie on leur pond un petit résumé rapide sur chacun de ces 4 figures.

Tu ne les prends pas dans l’ordre mais ça ne fait rien.

Non je n’ai pas suivi la vidéo. La première oui d’accord.

Ici la perspective était assez flagrante avec ce chemin qui partait vers la ligne d’horizon.

Oui c’est ça qui tirait tout.

 

Mais on voit bien les lignes géométriques c’était intéressant.

Oui

C’est le dernier. Tu vois j’ai suivi.

Ici le champ, peut-être sur le dessin ça ne se voit pas trop mais donc le champ on avait aussi une perspective qui était assez forte donc l’explication…

Très visuel.

 Et d’accentuer ça pas uniquement par des traits mais par aussi la façon dont on dessine.

J’avance un peu parce que… Voilà rappelez-vous. Et on termine.

Et on termine par cette perspective, celle qui se voyait peut-être le moins dans le paysage, qui était moins évidente mais qui était formée par ces rampes d’arbres et en fait bien que les arbres n’ont pas tous la même hauteur ou la même épaisseur, il faut quand même arriver à rendre cette perspective.

C’est très chouette ça. Ça donne envie. On a envie de continuer et d’aller au bout du dessin.

Oui

Elle est frustrée.

Après, vous vous pouvez aller un peu plus loin que moi dans le dessin.

C’était des exercices là pour décrypter.

 

Super. A vous maintenant au travail.

Cliquez sur chaque image pour l’agrandir afin de la visualiser ou l’imprimer.

Marie A. Dubois

Marie A. Dubois

Née dans une famille passionnée et militante où la liberté de parole était la règle, il a fallu jouer des coudes pour s’affirmer. La musique, la peinture, le théâtre, tout était prétexte à se réaliser et le monde des arts s'ouvrait à nous. Mon penchant pour le dessin et la peinture s’est imposé très rapidement, il accompagnait régulièrement mes jeux d’enfance pour illustrer les histoires que j’inventais, dessiner des personnages et créer leurs costumes pour me construire un monde imaginaire.


Tout naturellement, je me suis orientée vers des études artistiques qui m'ont permis de maîtriser le dessin d'observation, la perspective, les différentes techniques et médiums, la composition, l'étude du modèle vivant. Cette formation m'a conduit vers un parcours professionnel dans la communication visuelle, loin des chemins de bohème, tout en continuant à pratiquer ardemment ma passion.


En 2011, j'ai voulu transmettre ce savoir-faire en créant Eskisse, un cours de dessin dont la pédagogie s'appuie exclusivement sur l'observation du réel. De même qu'un musicien apprend à respirer, ma conviction est qu'un dessinateur doit d'abord apprendre à voir, prendre le temps de s'arrêter pour regarder le monde qui nous entoure et le comprendre. 


Ma pratique personnelle est, elle aussi, basée sur l'observation. J'ai fait le choix de dessiner et peindre sur le motif, souvent dans des lieux insolites, mais toujours porteurs de sens, et sources de créativité.

Pas de questions pour le moment.

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Discipline Dessin
Difficulté Initiation
Genre Les Exercices
Style Paysages
Durée de la Vidéo 26mn