Découverte de la peinture chinoise

---------- Introduction

Yi ça y est on est parti on se lance.

Oui.

J’espère une grande série avec ce formidable artiste Yi d’origine chinoise…

Tout à fait.

Qui vient nous initier. Alors il a une palette de… je parle à sa place. Il a une palette de techniques incroyables mais ici ici il va nous initier à la peinture chinoise.

Tout à fait.

Avec des papiers spéciaux qu’on va vous présenter.

Papier de riz.

Papier de riz, des pinceaux incroyables vous allez voir.

Oui.

Et puis le mieux à l’encre de Chine c’est évident et puis son geste, ses gestes, sa culture et tout ce qu’il va nous transmettre. Premier exercice, quelque chose d’inratable, moi je t’ai commandé des bambous. J’aimerai que tu nous apprennes à dessiner des bambous donc tu vas nous faire cet exercice-là. On y va ?

Ok.

C’est parti au boulot c’est parti.

C’est parti.

---------- Démonstration

On est parti ça y est c’est parti. Première ? Présentation du matériel alors qu’est-ce qu’on va utiliser aujourd’hui ?

Alors aujourd’hui d’abord au niveau du papier pour peinture chinoise…

Oui.

On va utiliser le papier de riz.

Oui. Celui qu’on appelle Wenzhou.

Tout à fait.

Le fameux Wenzhou.

Tout à fait. Il y a ce genre de papier, il y a… on prend dessus en rouleau.

D’accord. C’est ce qu’il a de plus pratique ? Tu aimes ? Tu préfères toi en rouleau c’est ça ?

Oui je préfère en rouleau pour faire de la peinture chinoise…

D’accord.

Comme ça c’est plus pratique tu peux couper en format différent.

D’accord ok ça marche.

Voilà ça c’est…

Papier Wenzhou le fameux qu’on connait tous pas mal ici.

Oui. Et…

Les pinceaux les pinceaux.

Ensuite les pinceaux. Moi je considère trois ou quatre tailles différentes de pinceau ça suffit.

D’accord.

Il faut avoir au minimum un pinceau qui est à poil d’agneau. Je pense c’est ça ?

La chèvre.

La chèvre.

Oui.

Ok.

C’est la chèvre cette fois-ci.

Parce que celui-là permet de contenir beaucoup d’eau…

Oui.

Comme ça…

Oui.

Tu peux aller jusqu’au bout, faire de très longs traits.

Des traits oui.

Ça ressemble un peu à ce qu’on appelle nous les petits gris en aquarelle.

Tout à fait,

Beaucoup de réserve.

Oui ensuite pour faire un peu moyen…

Oui ?

Format au petit détail on peut prendre un tout petit pinceau de taille relativement petite…

D’accord.

En martre…

C’est la marte.

Ou bien en écureuil mais là je vais être en martre je pense

Oui. La martre est un peu plus nerveuse que l’écureuil !

Voilà oui. C’est un peu plus dur que…

Que la chèvre.

Que la chèvre et ça contient moins d’eau mais ça permet de faire des traits plus rigoureux…

D’accord.

Plus dures.

D’accord. Tu vas nous montrer tout ça ok ?

Tout à fait.

Donc avec ça quatre pinceaux-là on fait tout ?

Oui oui.

Mais c’est le mixte c’est ça c’est le mixte.

La quatrième c’est le plus petit…

Oui.

Pour faire vraiment des petits détails…

D’accord.

Pour les feuillages…

Super.

 

Ok. Bon là alors on a mis une petite natte avec parce que c’est plus pratique pour ranger les pinceaux pour les laisser respirer.

Oui bien sûr.

C’est pratique ça.

Bien sûr comme… celui-là il est fabriqué en bambou ou en bois…

Oui.

Et on peut mettre les pinceaux dedans.

Un par un.

Ils respirent ils permettent de sécher…

Ils respirent…

Voilà c’est cool.

Ils ne s’abiment pas…

Les poils comme ça.

On met comme rouleau…

On va enrouler…

Geste simple comme tout.

Il garde très bien.

Super.

Voilà on peut…

Voilà impeccable.

Enrouler comme ça. Il est bien protégé il respire.

Super. Donc ça c’est ok. Et puis le reste ben il nous reste l’encre. L’encre.

L’encre on peut trouver facilement dans les magasins de fourniture pour acheter l’encre de Chine. Pour moi c’est marqué là encre de Chine…

Oui ça c’est important.

Ça me va très bien.

D’accord.

Tu l’as testé elle est bonne celle-là ?

Oui oui elle est très spécifique.

Ok ça fait partie de la box…

Voilà

Ce n’est pas le problème. Et donc là on travaille avec de l’encre noir on ne travaille pas avec des encres de couleur ?

Non non non…

Ok.

On travaille à l’encre noir. La dernière chose…

Oui ?

C’est la palette.

Montre-nous ça.

La palette ça nous permet de mélanger l’encre, souvent une palette avec quelques côtés.

Des alvéoles oui.

Oui. On peut mettre l’encre ici. L’autre on mélange un peu plus ou moins avec de l’eau…

D’accord.

Plus d’eau…

D’accord.

Et au milieu on va mélanger pour avoir des niveaux d’encre différents…

D’accord.

Foncé, gris, clair.

Ok super donc même avec une seule couleur tu vas travailler les différentes valeurs de…

Tout à fait.

Différentes valeurs.

Tout à fait.

Ok très très bien super merci.

La première chose qu’on va faire c’est couper le papier. Comme c’est du papier de riz c’est un papier très très souple.

Oui. Il se déchire facilement peut-être non ?

Il déchire… oui il est un peu fragile mais il n’a pas de rayure…

D’accord.

On va dire.

Oui.

Ok. On peut étaler le papier de riz au format qu’on veut ensuite…

D’accord.

On le plie.

Ok.

On plie.

C’est le pli à la longueur que tu veux.

 D’accord.

Appuyez un peu et avec un cutter vous coupez comme le papier normal.

D’accord.

Il n’y a rien de compliqué.

Non. Attention à ne pas se couper.

Voilà c’est très facile à couper.

Super.

Ça c’est facile.

Il faut appuyer comme ça.

D’accord.

Très facile à couper.

Le choix du… tu vas peut-être en parler le choix de la surface. De quel côté on peint ? Ça c’est une question qu’on a souvent. Comment on fait ?

Ok. Personnellement je préfère choisir le papier plutôt mate pour peindre.

D’accord.

C’est toujours plus agréable pour passer le pinceau…

D’accord.

Pour éviter que le pinceau soit trop glissant…

D’accord.

Et pour avoir plus de matière.

D’accord. Donc ça accroche un peu plus quoi.

Ce sont plus les peintres artistes qui font le même choix.

Qui fait le côté mate. Parce qu’en fait il y a toujours un côté qui est un petit peu plus satiné parce qu’il est cuit...

Oui.

Il est un peu plus…

Tout à fait.

Voilà

Tout à fait.

Et donc toi tu préfères travailler du côté mate.

Oui oui.

Mais on peut choisir l’autre. Techniquement on peut prendre les deux.

Techniquement oui…

Ok.

Il n’y a pas d’interdit.

Je vais sortir les pinceaux. Aujourd’hui je pense qu’on va faire un exercice sur un sujet de bambou…

D’accord.

Puisque dans la peinture chinoise il y a pas mal de techniques. Et comme il y a pas mal de techniques, je préfère mettre en pratique comment utiliser et comment expliquer les techniques…

Très bien.

Au lieu que dès le début je dis…

Oui.

Comment faire ceci ? comment faire cela ? les gens ne vont pas comprendre.

D’accord.

Je préfère mettre en pratique.

Des exercices.

 

 Et tout de suite ok je suis preneur je suis d’accord.

Ok. Je vais mettre…

De l’encre.

L’encre. Personnellement je préfère utiliser au début un pinceau plus grand. Ok ?

D’accord. Le plus grand possible. Donc tu trompes ton pinceau c’est ça ?

Il faut mouiller le pinceau mais il faut éviter que le pinceau contienne trop d’eau.

D’accord.

Il faut…

Essorer un peu.

Enlever un peu d’eau voilà…

D’accord.

Il ne faut pas qu’il soit trop sec non plus.

Il est mou il est très très mou ce pinceau.

Oui tout à fait. Ensuite on prend un peu d’encre…

Oui d’accord.

Et ensuite on mélange ici.

Ok. C’est le geste qu’on fait tout le temps. Ça c’est simple.

Tout à fait. Si c’est trop sec, tremper un peu dans l’eau.

D’accord.

Tout à fait.

Oui ?

Ou bien ajouter de l’encre au milieu. Si on fait un trait, il faut faire du début jusqu’à la fin.

D’accord sans interruption.

Sans interruption.

Ok.

C’est important dans l’esprit.

Donc doit mettre avoir assez d’encre chargé dans le pinceau pour avoir un trait complet.

Oui il faut avec assez de quantité assez de quantité pour…

Ok.

Pouvoir aller jusqu’au bout.

Alors.

Aujourd’hui on va faire un exercice de bambou et je vais commencer par la branche de bambou.

D’accord.

 

Ok.

La façon de tenir le pinceau souvent c’est toujours comme ça.

Verticalement ?

Verticalement ou à plat mais c’est…

Comme une baguette finalement en fait un peu non ?

Un peu plus simple un peu plus simple que la baguette mais surtout évitez de prendre le pinceau comme on prend un crayon à écrire.

D’accord.

Vous voyez ?

On le montrera aussi en inclinant voilà si tu t’incline face à la caméra…

D’accord.

Verticale ça permettra de bien montrer le geste

D’accord.

Super. D’accord.

Ok.

Ok bon.

Commencez par appuyer.  Appuyez avancez relâchez. Appuyez avancez relâchez.

Ah c’est excellent. Le voilà il est là.

Tout à fait.

Pour refaire…

Un autre ?

Une branche de bambou c’est… la première…

La section comme on dit.

Les sections…

Oui oui oui d’accord.

Les premières parties sont toujours plus courtes au milieu que plus haut.

D’accord.

Plus il est haut plus il est long.

D’accord.

On va en faire encore une.

Allez vas-y montre-nous on appuie.

Appuyez. Appuyez avancez relâchez. Appuyez avancez relâchez.

Excellent.

Appuyez.

Tu donnes toujours un mouvement sur la droite ou pas du tout ? Ou c’est le hasard-là qui fait ça ?

Pas toujours sur la droite. On peut faire vers la gauche…

D’accord.

Mais évitez de partir dans tous les sens.

D’accord d’accord

Il faut avoir une espèce de mouvement.

Ok d’accord.

 Et je vais encore ajouter…

Oui oui vas-y

Un troisième encore plus fin ok ?

D’accord.

Alors pour celui-là la main est plus vertical. Appuyez toujours c’est la règle. Avancez.

Toujours le même principe.

 

En allongeant chaque fois les sections.

Voilà tout à fait.  Evitez de… comment dire ? que les branches soient trop droites…

Oui.

D’avoir un peu de courbe.

D’accord.

C’est plus naturel.

Ok.

 Et ensuite on peut ajouter quelques petits nœuds.

C’est-à-dire ?

Au milieu du bambou.

On rajoute… d’accord à sa taille. Il y a une jonction en fait c’est ça ?

Tout à fait.

Ah c’est très très beau comme ça. Toujours en un seul geste ? On ne revient pas sur son geste.

Non. Surtout évitez de corriger. Si jamais tu as fait une faute…

Oui ?

Tant pis on continue à avancer.

D’accord.

Il ne faut surtout pas recorriger ajouter…

Oui…

Ce n’est pas bon.

Rajouter un peu de…

Non non non non.

Ok. C’est comme ça.

C’est ça la difficulté mais c’est ça l’esprit de la peinture chinoise. Ok. Comme on a fait la branche et ajouté des nœuds, maintenant je vais prendre un petit pinceau.

D’accord.

Faites attention si vous faites des petites branches, à ce moment-là il vaut mieux que le pinceau soit relativement sec, qu’il ne contienne pas trop d’eau…

D’accord.

Parce que c’est… parce que le papier de riz chinois c’est un papier buvard donc…

Oui il absorbe et diffuse aussi oui.

Oui pour éviter l’histoire.

Alors qu’est-ce que tu vas rajouter là ?

Ajouter des branches. Pour ajouter une branche, toujours commencer par le nœud.

Oui.

Un nœud de bambou,

Oui

Je vous montre.

Sans modèle ? il n’y a pas de modèle là ?

Non il n’y a pas de modèle.

Si au milieu vous voyez que c’est un peu sec ce n’est pas grave.

Oui.

Au contraire ça donne un effet très beau. Il faut donner une espèce de vitesse…

Oui.

Donner l’impression d’esprit.

De suggestion seulement en fait.

Voilà tout à fait.

Il ne faut pas se dire ah je n’ai pas vu venir c’est dingue.

Non non ce n’est pas ça.

Les branches les petites branches c’est juste…faire attention à une chose. Evitez de faire quelque chose de très symétrique.

Oui.

Une fois que c’est symétrique c’est… on a l’impression que c’est figé et ce n’est pas très…

Oui c’est artificiel.

Très libre voilà tout à fait. Et ensuite on peut ajouter les feuilles du bambou.

Alors en effet c’est quand même…

Alors les feuilles.

Pas mal d’eau ? tu ne trempes plus c’est ça ?

Oui oui tout à fait.

Quand on fait les feuilles généralement, il faut que le pinceau soit un peu plus… qu’il contienne un peu plus d’eau que…

D’accord.

Que pour les branches.

D’accord. Ok. Un peu plus de transparence ou de clarté quoi…

C’est ça ?

Voilà tout à fait.

Alors une feuille c’est comment ? Alors oui je sais comment. On écrase et on soulève c’est ça ?

Les feuilles si vous observez bien les feuilles de bambou, les deux extrémités sont plus fin. Seulement au milieu supérieur…

Oui.

C’est plus large donc ce serait bien que je vous explique ça tout à l’heure sur un autre papier…

Oui d’accord.

Comment faire une feuille.

On va faire dans le détail.

 

On termine là.

Toujours les mêmes gestes.

Ah oui on les voit bien les feuilles-là.

Ah super oui..

Vous voyez je n’ai jamais… je n’ai jamais corrigé s’il y a quelque chose qui… qui est… comment dire ? entre autre mal fait, je ne le repasse jamais. Si c’est mal fait tant pis.

C’est comme ça.

On peut rajouter une autre feuille pour écraser mais il ne faut jamais…

D’accord.

 

D’accord. Le geste fait tout quoi.

Tout à fait.

Comme on a ajouté pas mal de feuilles très foncées et pour avoir plus de… plus niveau de… pour créer une profondeur…

Profondeur oui oui.

On peut rajouter…

Alors ?

Faire des feuilles relativement plus gris…

Très bien.

Claires…

D’accord oui.

Tout simplement il faut moins d’encre mais plus d’eau

D’accord. Ah oui c’est beau là aussi. Je ne vais pas dire c’est beau tout le temps mais vraiment c’est chouette de voir ça se construire au fur et à mesure.

Le geste et la vitesse sont tellement importants.

Oui. Comme le papier il prend les noirs de tout ce que tu fais donc…

Tout à fait.

Si tu insistes trop tout s’imbibe c’est ça ?

 On a donc une impression comme une espèce de vent qui souffle…

Ah oui.

De gauche…

Oui.

A droite…

Oui.

Une espèce de mouvement, ça ça tourne bien dans l’esprit du bambou. On peut toujours donner quelques feuilles exceptionnelles vers la gauche mais dans l’ensemble il faut donner une espèce de mouvement.

Oui.

Evitez l’histoire de partir dans tous les sens à gauche et à droite. Ça il faut éviter.

Quand est-ce qu’on s’arrête dans un cas comme ça ? Comment on fait pour s’arrêter ? Ça c’est la question qu’on se pose tous.

Tout à fait. Le moment où on s’arrête il n’y a pas vraiment de règle. Lorsqu’on sent que c’est très bien comme ça, ok on s’arrête. C’est juste une question de feeling.

Oui oui il faut sentir le truc quoi.

Oui. Dans la peinture chinoise il faut faire attention il faut garder toujours un peu de vide pour donner l’inspiration, la respiration aussi. Il faut garder toujours…

Oui ?

Une espèce de… comment dire ? Zenitude…

Oui.

Bon il ne faut pas remplir partout…

D’accord.

Cette espèce… une espèce de mouvement vide.

Il faut laisser la respiration quoi.

Tout à fait.

 

Donc maintenant Yi ce que tu voulais et ce que tu nous as promis c’est de faire quelques… nous permettre quelques gros plans sur les gestes essentiels…

Tout à fait.

Vous expliquer les mouvements particuliers.

Oui.

Vas-y.

D’abord je vais expliquer comment tenir le pinceau chinois…

Oui.

Ça c’est très important.

Alors vas-y tu nous montres.

Il faut tenir le pinceau verticalement…

Oui.

 

Alors montre-nous. Les doigts le pouce…

Le pouce…

L’index…

L’index…

Le majeur, l’annulaire…

Et l’auriculaire derrière qui ne sert à rien.

Qui ne sert à rien. Ce sont les quatre doigts qui contrôlent les mouvements du pinceau. Par exemple si on veut avancer par exemple…

Allez.

Si on veut faire un trait…

Oui ? Dans quel sens ? Vers toi.

De haut en bas comme ça…

Oui.

Souvent c’est le majeur qui pousse et c’est…

L’annulaire qui retient.

L’annuaire qui retient…

D’accord.

Qui garde l’équilibre.

Ok.

C’est le majeur qui pousse.

Oui.

C’est-à-dire…

D’accord.

Le mouvement c’est comme ça.

D’accord ok.

Vous voyez ?

Très clair. Ça marche. A l’inverse ?

A l’inverse c’est…

L’annulaire. Annulaire comme un anneau en fait.

C’est l’annulaire…

Annulaire.

Qui pousse et le majeur qui garde l’équilibre…

D’accord.

Qui stabilise.

D’accord.

Vous voyez ?

Oui oui le geste est très clair. Ok.

 Pour l’horizontal c’est généralement avec le poignet.

Alors c’est le poignet qui travaille là ? c’est ça que tu dis ? Les doigts ils sont… ils encerclent.

 Le poignet.

D’accord.

Les doigts c’est pour garder une stabilité.

Refais-le-nous une fois-là qu’on voit bien et qu’on puisse s’entrainer.

On peut mettre le poignet sur le papier…

D’accord.

Ou bien mettre le bras un peu en suspension comme ça.

D’accord.

On peut tenir le pinceau le plus proche des poils et la pointe du pinceau…

Oui.

Ou bien on peut le tenir plus loin pour avoir plus de liberté.

D’accord. Et ça on verra ça au fur et à mesure qu’on avance.

Ok par exemple…

Montre-nous.

Est-ce qu’il y a un truc j’y pense en te regardant, est-ce que la respiration est importante ? Est-ce qu’il faut arrêter de respirer ? Est-ce qu’il faut… Est-ce que tu te rends compte que ta respiration elle se calent sur tes gestes ?

Pour les débutants il vaut mieux tenir la respiration…

Oui.

Pour ne pas trembler.

D’accord.

 Si on respire, forcément…

D’accord.

Ça va déstabiliser un peu.

Oui. Et c’est tout ?

Mieux vaut retenez la respiration et voilà appuyez avancez.  Appuyez.

Il y a toujours comme une ponctuation à la fin ?

Tout à fait tout à fait. Appuyez.

Super.

J’ai bien le geste de fin là c’est agréable…

Tout à fait.

C’est beau à voir.

C’est important d’avoir une espèce de…

Oui ? Retour.

Voilà

Retour.

Voilà retour. Et souvent…

Dis-nous.

Le trait au milieu c’est relativement plus fin que les traits des deux…

De chaque côté ?

De chaque côté parce que c’est normal. Au début regardez bien. Appuyez, on avance hop là, appuie, reviens.

Ça c’est un geste ou une forme que l’on retrouve tout le temps tout le temps tout le temps ?

Tout à fait c’est le… tout à fait.

Même quand tu feras des a… non pas des animaux, pas tout ça si ?

C’est généralement quand on fait de la calligraphie…

D’accord.

Pour faire des bambous ou faire des feuillages…

D’accord.

Les troncs d’arbre, les plantes, souvent c’est respecté. C’est une règle…

D’accord.

Plus ou moins importante au niveau de la force d’appui.

D’accord.

Et généralement ça se passe comme ça.

D’accord ok ça marche. Donc un geste à faire à refaire à refaire il faut s’entrainer.

Tout à fait tout à fait.

Pour faire la branche de bambou…

Oui montre-nous comment tu as fait en détail.

Il y a deux choses qu’il faut éviter dans le bambou, d’abord que deux branches soient en parallèle.

Ça c’est un seul bambou ok ?

Oui ça c’est bien.

Oui c’est bien...

Il est beau celui-là.

Mais si c’est seul c’est bien. Si c’est deux regardez.

Les deux bambous sont presque parallèles. Ça ce n’est pas bon.

C’est vrai ?

Il faut avoir certains angles…

Bon.

Différents. Par exemple…

Ça c’est bon.

Dans la nature il n’y a pas… ce n’est pas pareil c’est ça ?

 Dans la peinture chinoise, évitez la répétition.

D’accord.

Ça c’est très très important.

D’accord.

La deuxième chose qu’il faut éviter c’est que ces deux tronçons soient à la même hauteur.

D’accord.

Il faut avoir certain décalage. Par exemple si pour le premier bambou le tronçon il est haut comme ça…

Oui.

Le deuxième à côté vous voyez ?

D’accord.

Un peu décalé.

Ok.

Là cette taille

Oui oui est différente.

Cette taille-là

D’accord.

Et ça c’est nettement plus important.

Donc ça c’est autorisé il faut le faire enfin tu proposes oui c’est ça ?

Ça c’est quelque chose qu’il faut faire.

Plein de fois partout ?

Il faut… Voilà ce sont deux choses…

Parce que tu nous disais aussi qu’il fallait que les tronçons soient de plus en plus long dans un même bambou.

 Si vous observez bien les bambous, les tronçons en bas plus proche du sol sont plus courts. Et on va vers le haut plus c’est long.

Ça en fait des trucs à retenir ?

Oui.

Ok.

Maintenant on va voir comment travailler les feuilles.

Oui.

Les feuilles, si on traçait le contour des feuilles, on va bien voir que les feuilles sont comme ça les feuilles de bambou.

D’accord. Là tu représentes la forme.

 Les deux extrémités…

Oui.

Sont pointues. Au milieu c’est plus large.

Oui.

Au milieu supérieur. Il faut éviter l’histoire de feuille de bambou comme ça.

D’accord.

Il faut toujours que l’extrémité soit plus pointue. Donc comment faire ce genre de technique ? Soit vous faites directement avec la forme du pinceau. Appuyez au milieu, avance avance avance avance et on relâche.

Donc on effleure au début, on écrase pour faire la chape…

 

Et on effleure après.

Mais gardez un peu de pointeur au début. Je répète.

Oui vas-y.

Au milieu.

On écrase et on relâche.

Oui c’est beau ça.

Ça…

On peut rater au début ?

Bien sûr.

Et une autre technique c’est…

Vas-y.

Le trajet de pinceau.

Oui d’accord la trajectoire ?

La trajectoire.

D’accord.

Je vais faire une trajectoire. La trajectoire c’est toujours comme ça.

Oui.

Oui.

D’accord. Ah oui d’accord d’accord ok.

C’est-à-dire… regardez bien.

Oui.

Ça ça va plus sur du naturel en fait.

Les deux techniques sont permises mais vont donner plus ou moins des effets différents.

Oui.

Avec le trajectoire retour…

Oui.

Ça va donner un peu une feuille plutôt de face plutôt en face de vous donc il n’y a pas de perspective.

D’accord.

Et l’autre technique c’est comme ceci.

Et puis plus de mouvement dans l’autre technique.

 

Ce que tu disais et ce que tu as fait dans le truc.

Toit à fait. Ici on voit quelque chose…

Oui.

Si le vent souffle…

Oui.

Il y a une espèce de mouvement alors il vaut mieux appliquer la première technique.

D’accord. Et la deuxième elle c’est peut-être plus statique…

Voilà

Mais peut-être un peu plus…

Travaillée entre guillemets.

Oui.

La troisième chose c’est la forme de la feuille de bambou. C’est souvent soit deux traits.  

D’accord.

Soit trois… trois feuillages groupés. Essayez de grouper les feuilles de bambou avec deux feuilles…

Oui.

Trois feuilles, quatre.

D’accord.

Deux ou trois quatre.

D’accord. Donc les bambous les feuilles elles sont groupées par deux ou par trois ou quatre.

Jamais seule ?

Jamais seule. C’est les quatre feuilles. Maintenant deux trois maintenant c’est quatre feuilles. Pour les quatre feuilles il y a un peu de différence. Une feuille comme ça, une deuxième feuille qui croise et…

Ah c’est tout. Magnifique. Alors ce que tu nous montre-là c’est l’observation de la nature ou c’est des conventions dans la peinture chinoise.

D’abord une partie d’observation. Si on observe bien les feuilles de bambou c’est souvent groupé…

D’accord.

Par un deux ou trois trois feuilles…

Oui oui oui

En un groupe. Et aussi quand vous dessinez les feuilles de bambou, il faut éviter… quel que soit le nombre de feuilles, il faut surtout surtout éviter que les quatre feuilles soient de la même taille.

Oui bien sûr.

Il faut avoir une ou deux feuilles…

Majeures ?

Soient principales…

Oui oui.

Principaux majeurs.

Oui.

Les deux autres sont très courts pour garder l’équilibre.

D’accord.

Oui ok.

Ça c’est un premier exemple de quatre feuilles. Deuxième exemple de quatre feuilles c’est encore plus simple.

Vous voyez les deux feuilles majeures ?

Oui.

Elles sont en équilibre. On va…hop-là.

Tous petits travers.

D’accord.

Ça va donner plus de mouvement…

Oui oui.

Plusieurs variations. Le quatrième c’est plutôt lorsqu’il pleut, les feuilles qui baissent un peu à cause de…

D’accord.

Lourdeur de l’eau.

De l’eau d’accord.

C’est comme le M dans l’alphabet. On va le faire plutôt fin comme ça.

Voilà des feuilles qui tombent.

D’accord.

Voilà…

Ah oui

Quatre exemples.

La principale règle c’est éviter surtout évitez les feuilles…

Symétriques identiques tout ça.

De même taille.

Oui ça c’est sûr.

Vous voyez à chaque exemple il y a deux feuillages majeures et deux secondaires.

Il faut éviter le parallélisme il vaut éviter…

Tout à fait.

D’accord.

Tout à fait.

Eviter les choses qui se reproduisent…

Oui.

Eviter de recopier…

Tout à fait.

Il faut faire comme dans la nature quoi. Mais la nature elle obéit quand même à des règles tu vois tu parles des deux feuilles majeures et des feuilles annexes et en reproduisant ça ben on reproduit ce que l’œil a l’habitude d’observer même s’il ne le met pas… ne l’écrit pas clairement. Super c’est très très clair.

Est-ce qu’il y a d’autres règles à voir ? C’est bon ?

En principe ce sont les règles majeures.

Oui.

Si vous respectez bien ces principes vous pouvez faire un très beau bambou.

C’est bon. Et ben on y va.

On y va. Maintenant à vous d’appliquer tout ça.

Ça y est c’est parti. Le moment historique est passé. Regardez la beauté de cet exercice. Alors c’est qu’un exercice mais le résultat est magnifique. Satisfait ? Alors c’était bien la première séquence ?

Tout à fait.

Ça va ?

Ça va très bien.

Donc là vous avez vu. Vous avez vu et c’est sur les directives de Yi. On passe à l’exemple, on se fait plutôt plaisir tout de suite. On fait… Et après il vous explique la technique. Il n’a pas voulu faire l’inverse.

Tout à fait.

Il n’a pas voulu nous embêter avec des gestes pour dire après mais pourquoi il nous dit ça et pour comprendre.

Je préfère montrer d’abord comment je fais de A à Z faire un travail faire un bambou de A à Z pour que vous puissiez comprendre visuellement à quoi ça ressemble. Ensuite on va détailler les techniques importantes : comment faire en détail…

Génial.

Comment faire les feuillages… comment faire les branches etcetera.

Oui.

Comme ça les gens pourront comprendre plus facilement.

C’est eux oui c’est eux.

Et comme ça… et c’est génial c’est super intéressant et on va s’en servir tout le temps. C’est bien. On fait l’exercice enfin ça s’applique vraiment là sur cette découverte et après vous avez envie de reproduire et en plus en bonus il vous explique tous les gestes. Merci beaucoup Yi. Soit le bienvenu sur cette plateforme on n’a pas fini de bosser ensemble si vous voyez les projets qu’il m’a montré. Soyez patient. Tout arrive au fur et à mesure. A très bien tout.

Merci.

A vous maintenant au boulot.

Avec plaisir.

Yi Ge

Yi Ge

Après avoir obtenu le Master de peinture à l’Académie des Beaux-Arts Lu Xun,  je suis parti pour la France pour approfondir mes recherches artistiques.
Sans jamais quitter mes pinceaux, j’ai pu enrichir mon expérience professionnelle et artistique. 
Ayant participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives à travers la France, certaines de mes œuvres font partie de collections privées en Europe, en Chine, et Hong Kong.
Aujourd’hui, je vis et travaille à Lille. Je consacre mon temps à la recherche artistique Pour construire une harmonie de dialogue entre l'art chinoise et l'art occidental.
  • [ françoise chapuis-journiac le 02/03/2017]

    très riche en enseignement et passionnant .

  • [ cathy oculi le 07/02/2017]

    J'ai adoré ! J'attends la suite !

  • [Marie-Paule Beyssac le 28/01/2017]

    Yi Ge, un grand MERCI,
    mine de rien, beaucoup de petites informations sur la technique. très passionnant.
    Je passe de l'écran à la feuille d'entrainement et je reviens à la vidéo où les explications ont encore d'autres nuances....
    je file sur ma feuille heureuse, sachant que l'histoire n'est pas finie.

  • [ hélène garbous le 22/01/2017]

    Passionnée d'aquarelle et assidue des cours de la plate forme , je retrouve avec bonheur la fluidité de l'encre avec votre peinture . Merci pour la qualité pédagogique de vos explications ! C'est limpide ! On a envie de plonger dans votre univers et même d'en connaître plus sur l'histoire de la peinture chinoise ! J'ai hâte de découvrir la suite ...! Merci à Fred de nous ouvrir les portes de cet univers avec toujours autant de dynamisme .

  • [GEORGETTE PITA le 18/01/2017]

    Enfin le premier cours de peinture chinoise que j attendais tant.
    Je me suis lancée et j aime beaucoup, c'est très décontractant
    J ai essayé sur du papier lanavanguard en deuxième essai et j ai trouvé ça très agréable mais peut être que Yi Ge ne va pas être d accord

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Discipline Peinture Chinoise
Difficulté Initiation
Genre Les Bases Techniques
Durée de la Vidéo 27mn57