Pierre Alechinsky

Nicolas.

Frédéric.

Ça y est c’est aujourd’hui.

Alors oui on va explorer ensemble un artiste que tu aimes beaucoup.

Que j’adore par-dessus tout tous.

Qui t’inspire je pense aussi également.

En plus oui oui.

C’est vrai.

Un grand maître de la peinture contemporaine.

Contemporaine, un Belge : Pierre ?

Alechinsky.

Alechinsky.

Pierre Alechinsky.

Oui.

Comme son nom l’indique il est d’origine russe.

D’accord.

Ses parents qui étaient tous les deux médecins vont quitter Odessa parce que… il y a la répression en Russie dans les milieux étudiants et son papa est juif. Alors d’abord la famille va s’installer au Caire. Ils vont ensuite voyager en Istanbul et ensuite ils débarquent à Bruxelles…

D’accord.

Où va naître Pierre…

D’accord.

En 1927.

Il est bien Belge tout de même voilà

L’essence de l’artiste il est Belge effectivement Belge francophone. Et l’artiste va étudier à l’école et on se rend compte d’une particularité qui va d’ailleurs être très importante pour lui plus tard, il est gaucher pour l’écriture.

Et on va contrarier ce qu’on considère à l’époque à l’école comme un défaut. Et on le force à écrire de la main droite si bien qu’il gardera la main gauche on lui laisse quand même à l’école la main gauche qu’il sent la plus à l’aise pour la pratique artistique. Et la main droite sera pour celle consacrée à l’écriture. On verra d’ailleurs qui l’artiste effectivement une de ses grandes qualités c’est de mélanger à la fois le texte et l’image dans une même création.

Il va étudier à l’école. D’abord il va étudier à la fameuse école La Cambre où sont passés beaucoup d’artisans d’art. Là il va étudier la typographie…

D’accord.

L’imprimerie.

Ok.

Et il s’intéresse déjà aussi à la gravure. Ce n’est pas quelqu’un qui travaille uniquement les couleurs sur de la toile. Ça on aura l’occasion bien ensemble de le voir.

Ça je sais.

 

On va regarder ensemble une première image si tu veux bien.

Surprenante ?

On est en 1949.

Oui.

Donc là il y a une communauté d’artiste qui s’installe entre plusieurs grandes capitales. Ça s’appelle Cobra.

Oui.

Et il faut effectivement…

Collectif oui

Replacer ce collectif d’artistes qui sont né entre Copenhague Bruxelles et Amsterdam. Et Pierre Alechinsky fera partie de ce groupe. Et quand il… C’est un groupe qui est créé entre 1948 et 1951. Une existence très brève pour Cobra mais par contre ils resteront tous amis la vie durant. Et je te montrerai d’ailleurs juste un petit peu après quelques-uns des artistes qui faisaient partie de ce mouvement.

D’accord ok.

Là en 1949, cette première image il appelle ça gymnastique matinale. On aura l’occasion effectivement ensemble de lire les titres où il y a de l’humour parfois c’est vrai. Alors quelles sont les ambitions du groupe Cobra ? On est au milieu du XXème siècle. Il y a une grande scission entre deux camps on en parle très souvent ensemble : abstrait ou figuratif.

Oui.

Et puis lui d’ailleurs ne décidera jamais vraiment on ne va pas se cantonner à une seule démarche à une seule vision. L’idée c’est justement de flirter entre les deux d’être à la lisière, une figuration très abstraite ou une figuration très libre très écrite très gestuelle, l’exploration de la liberté de l’imagination. C’est un petit peu ça si tu voulais me demander une définition du mot Cobra.

La spontanéité mais attention parce que… il sera ensuite associé au surréalisme. André Breton va l’invité à exposer avec le groupe mais Pierre Alechinsky n’est pas du tout on le voit comme dans cette image, dans l’idée de l’écriture automatique. L’art n’est pas à l’automatisme sans fonctionnement de la raison comme on l’avait expliqué avec Salvador Dali.

Donc il y a un travail il y a… on peut dire une sorte de gymnastique un rituel qui laisse une part à l’interprétation mais c’est aussi un artiste qu’on peut également qualifier de cérébral allié à ça une pratique parfaitement accomplie de toutes les techniques picturales. Alors voilà ici un premier jalon.

Dans cette période effectivement où les artistes Cobra on va regarder ici son grand ami Danois Asger Jorn qui part dans cette liberté très très violente parfois inspirée des dessins d’enfant, des dessins d’art brut que Dubuffet va beaucoup mettre en valeur et faire connaître. Et c’est un renouvellement c’est une bouffé d’oxygène dans le monde de l’art contemporain de l’époque pour Cobra.

 

Il sera surtout ami avec Christian Dotremont. Christian Dotremont c’est l’image suivante qu’on va regarder. C’est très intéressant. C’est ce que Christian Dotremont a appelé des logogrammes. Les logogrammes…

Ah c’est très beau ça.

C’est un travail à l’encre qui part d’un texte écrit. Et dans le bas de cette image il y a le texte écrit. Et ensuite progressivement en simplifiant les signes, il arrive à une écriture qui devient totalement abstraite. Beaucoup sont sur cette graphie ou cette calligraphie à cette époque-là notamment dans le monde littéraire de l’écriture. Je pense à Henri Michaux notamment et quelques autres.

Alors cette idée lui est venue également parce que Christian Dotremont voyage beaucoup notamment en Laponie où il est fasciné par les traces laissées dans la neige…

D’accord.

Par les esquimaux. Et il explique d’ailleurs que c’est peut-être une des sources premières de notre écriture. Les premiers hommes qui allaient à la chasse pour se nourrir suivaient les signes les traces laissées par les animaux. Et Christian Dotremont pense… Alechinsky le croit également que ça peut être une des bases, peut-être pas la seule évidemment de notre écriture mais effectivement toujours dans cette idée d’abstraction.

D’accord d’accord ok.

 

Un artiste qui va être également très important pour Alechinsky ce sera Paul Klee. Paul Klee qui va être un grand artiste de la couleur également et de cette navigation. On peut appeler ça ainsi entre abstrait et figuratif, de faire entrer également des lettres. Ici cette image on dirait au pochoir une lettre R…

Oui

C’est la ville… Ce tableau s’appelle la villa R. Les cubistes avaient fait entrer des lettres d’ailleurs dans leurs tableaux. Et finalement dans les images d’Alechinsky qu’on va regarder ensemble, ce qui est très intéressant c’est l’idée chiffrée à travers tout ce réseau de signes, parfois peut-être reconnaitre une lettre, parfois reconnaitre un visage un personnage c’est de cacher révéler dissimuler, c’est aussi notre regard qui reconstruit l’image.

 

Alors on va aller justement voir maintenant Alechinsky qui est le cœur de notre sujet. Ce tableau s’appelle la Nuit. La Nuit c’est un travail très minimal qui est fait dans le noir et blanc. Et on a la sensation de ce que l’on appelle aux Etats-Unis le all-over.

Oui.

C’est le remplissage total…

Oui.

De la surface.

Tout à fait tout à fait. On y est là

On s’y perdrait presque un petit peu. On pourrait presque à la limite et pourquoi pas la regarder à l’envers. On se demande dans quel sens la prendre finalement. C’est ça aussi finalement la nouvelle manière de construire une image pour beaucoup d’artistes mais particulièrement vrai pour Alechinsky.

Dans beaucoup d’arts je pense aussi au théâtre, au cinéma où la photo, le motif principal est mis au centre de l’image. Alors que là on a l’impression effectivement qu’évidemment l’image pourrait se poursuivre, qu’on n’a qu’un petit morceau un fragment et qu’elle pourrait être démesurée. Si on prenait un petit morceau et qu’on agrandissait, c’est un peu le principe du fractal finalement.

Oui tout à fait. Oui c’est clair. On ne sent pas de limite quoi ?

Aucune limite effectivement.

 

Alors en ça effectivement on va pouvoir le rapprocher de Jackson Pollock, celui qui va aux Etats-Unis…

C’est un Pollock ça ?

C’est un tableau de Pollock effectivement. Toujours de très très grands formats. Ce sont plusieurs mètres carrés qui sont peints au sol…

Au sol.

Ça c’est très important, en dansant et avec une liberté très violente aussi dans le geste dans le fait de lâcher et de claquer la couleur qui coule dans certains lacis. Et ça effectivement on va regarder… le geste est très important chez Alechinsky.

Oui.

 

Ici on regarde Pollock en action.

J’adore ces photos oui.

Ce sont des très très belles photos d’Hans Namuth…

Magnifique.

Où on voit le tableau se faire en direct. Et bien à côté de ça je vais te montrer dans la foulé une même photo qui montre le travail d’Alechinsky.

Et oui.

 

Et là on retrouve exactement…

J’adore.

Ce… cette même finalement effectivement les mêmes gestes produisent des résultats très proches. Evidemment maintenant on ne peut pas confondre un tableau d’Alechinsky avec un de Jackson Pollock.

Non.

Ça c’est sûr. Mais aussi l’idée de travailler au sol, de travailler également sur des grands formats.

Des grands formats. Papier ou plus les toiles peut-être.

Alors on va parler effectivement de ce fait de techniques mixtes ben les deux j’allais dire le deux mon caporal. On a à la fois sur de la peinture à l’huile ou à l’acrylique sur toile le fait d’associer peinture et dessin. Pour lui il n’y a pas d’hiérarchie. Et ça tu vas bien t’en rendre compte.

Lui il travaillait les grands formats. C’est aussi beaucoup plus facile parce que c’est un geste on le voit bien ici il est complètement penché sur son travail. C’est le corps complet qui travaille.

Oui.

Il n’y a pas… le pinceau est tenu par quelques doigts…

Oui c’est vrai.

Mais c’est tout la main le coude et le bras et le corps qui accompagnent cette gestuelle. Je trouvais que cette image également elle est intéressante parce qu’on ne voyait jamais l’artiste ou c’est très rare en train de réaliser son œuvre. Et cette image est finalement assez assez parlante.

 

Alors je te montre ici un artiste qui compte beaucoup également pour lui. C’est agréable de lire des écrits ou d’entendre puisqu’il vit encore Alechinsky…

Oui.

Il va bientôt fêter… puisqu’il est né en 1927 il va bientôt avec 90 ans en 2017. C’est un artiste qui cite ses références les artistes qu’il admire. Et une des grandes découvertes ça ne t’étonnera pas c’est lorsqu’il est allé en Chine et au Japon et de voir cette tradition de la calligraphie orientale.

On pourrait parler aussi de la calligraphie arabe. Et il a eu l’occasion de travailler et de partager avec Walasse Ting dont je te montre ici une peinture une nature morte abstraite. Et le séjour aux Etats-Unis sera un tournant dans son œuvre et dans sa carrière.

 

Je te montre ici une première image. On ne sait pas finalement comment vraiment la définir. Je vais un peu te citer toutes les techniques qui sont associées…

Oui.

Au pays de l’encre. Ça s’appelle au pays de l’encre. Et c’est vrai que pour lui c’est un univers qui lui parle depuis qu’il est étudiant typographe en imprimerie.

Oui.

Il aime beaucoup trainer dans ces univers. Et là on a souvent une forme qu’on retrouve très fréquemment chez lui qui ressemble là tu vois en bas à droite à une sorte de visage assez stylisé finalement. C’est le travail à l’encre qui lui plait beaucoup parce qu’elle est très fluide. Elle permet justement de s’écouler très rapidement et elle correspond bien aux formes qu’il veut déposer sur ses supports.

Alors cette encre c’est à l’encre de Chine et c’est aussi une détrompe sur papier marouflée sur toile.

D’accord.

On va voir effectivement…

D’accord.

Il dépose…

Oui oui

Son premier support. Il n’a pas de préférence du tout sur les techniques et les supports et les matériaux. Il aime tout autant travailler la peinture à l’huile que l’aquarelle… que l’acrylique pardon et l’encre également. Le dessin n’est pas moins noble que la peinture et les associer simultanément dans une même œuvre. Mais je crois que c’est un des premiers à avoir fait ça dans des œuvres assez belles qu’on regarder maintenant.

 

Alors pour ces explorations de matériaux, de matières de textures et de surfaces je sais que tu l’aime beaucoup c’est Jean Dubuffet. On parlera certainement il faudra on fera une petite vidéo c’est Jean Dubuffet.

Je devrais le dire mais pas seulement le penser.

Ça s’appelle le très riche sol. Alors lui il n’hésite pas à oser du carton du sable de la ficèle des morceaux de bois des épluchures de pomme de terre pourquoi pas. Et de proposer ces…

C’est toujours bien dans le temps tu sais ?

Matériaux.

Que les conservateurs de musés adorent.

Ah en terme de conservation c’est particulier.

C’est génial j’adore.

C’est un vrai casse-tête effectivement.

Ben oui oui.

Donc Dubuffet pour la texture.

D’accord.

 

Et ce tableau je pense que c’est le plus célèbre d’Alechinsky.

C’est ? C’est ?

Central Park.

Ben  

Central Park.

Ben je l’adore.

Alors c’est un tableau…

Je l’adore

Qui apporte beaucoup de grandes idées très belles d’Alechinsky. On est… le contexte en 1965. A ce moment-là il est dans l’atelier New Yorkais de Walasse Ting. Et cet atelier qui est en… peut-être au 35ème étage je crois, donne une vue sur Central Park d’où le titre de l’œuvre. Et alors il dessine de manière finalement assez réaliste encore.

Dans cette zone alvéolée de vert, le fameux parc qu’il voit à la fin de la journée un petit peu… il a un regard d’artiste. Au lieu de ce parc il voit un peu une gueule de monstre. Et c’est ce qui donne l’image centrale dans un premier temps.

Il a découvert… il connaissait déjà mais il n’avait jamais expérimenté le travail de la peinture acrylique. Elle sèche beaucoup plus rapidement. Elle est beaucoup plus facile pour lui à ce moment-là. Il le dit j’ai une formation de peintre à l’huile sur toile mais je préfère souvent travailler l’acrylique. Mais j’aime bien comme un peu un pianiste revenir à mes premiers amours. Et je rouvre les tubes de peinture à l’huile avec beaucoup de bonheur.

Les gouaches aussi ?

Les gouaches tout à fait les gouaches.

Les encres.

Et donc le travail est ainsi l’image la vignette centrale. Et puis un peu plus tard donc quand on parle d’un artiste cérébral qui réfléchit en même temps qu’il se laisse une certaine liberté une gestation, il commence un travail là très spontané à l’encre où il réalise de manière très arbitraire.

Je ne vais pas dire écriture automatique parce que ce n’est pas un mot qu’il aimerait. Des petites scénettes qu’il décide finalement d’associer à cette image centrale. Et c’est la première fois qu’il va... ces images à l’encre sur papier, associer comme un entourage finalement. Et il appelle ça d’un mot très beau : les remarques marginales. Alors les remarques marginales tu sais que c’est aussi quelque chose qui lui vient de l’expérience de la typographie. Avant de réaliser un tirage en imprimerie…

Oui.

On effectue ce qu’on appelle un bon à tirer. Et les typographes quand il y a des corrections à apporter avant l’épreuve finale vont dans la marge réaliser ce qu’on appelle les remarques marginales.

Ah d’accord je n’aime pas ça.

Et c’est de là que cela vient. Alors dans ces remarques marginales finalement c’est un peu comme une mise en abime de la première image où on a ce parc qui devient un peu cette tête de monstre et on peut s’amuser à lire un peu comme en bande dessinée. Et là la Belgique…

Oui c’est presque ça

Et la bande dessinée. Là c’est une grande discipline. Regardez ces images. Alors complètent-elles la première image ? Viennent-elle la contredire ? Est-ce qu’elles sont prioritaires ou subalternes ? C’est tout le jeu effectivement qui l’intéressera beaucoup jusqu’à ses dernières créations.

Oui oui.

Et là effectivement le cadre… on ne regarde jamais le cadre d’une peinture d’un artiste. Ça fait partie de… Ça ne fait pas partie de l’œuvre. Et là effectivement au contraire elle vient souligner elle vient mettre en valeur de manière très poétique. Alors ce sont ces papiers donc qu’il va maroufler sur toile. Sur cette première et bien il ne maitrisait pas encore très bien la technique mais maintenant c’est un travail qui est devenu pratiquement invisible. Le tout est amalgamé en une pièce homogène.

 

Oui oui d’accord.

Alors je vais te montrer une image beaucoup plus ancienne.

Qu’est-ce que tu fais ?

Et bien on revient à la renaissance.

Qu’est-ce que tu fais ?

Les remarques marginales. On pourrait dire…

Ah oui.

C’est une géniale invention de Pierre Alechinsky. Et bien finalement lui qui connait très finement l’histoire de l’art il connait certainement les fameux retables…

Oui.

Des peintres anciens où on a une image centrale…

Oui.

Un triptyque avec deux volets latéraux, un politique où on a alors des scènes dans le haut qu’on appelle des couronnements. Et dans le bas, des petites images qui sont appelées des prédelles. Ici on montre une image d’Andrea Mantegna, peintre de la fin XVème en Italie.

D’accord.

C’est une vierge. C’est une conversation sacrée comme on l’appelle c’est-à-dire c’est une vierge dans le panneau central entouré de tout à un cortège de saints. Elle porte l’enfant Jésus dans ses bras.

D’accord.

Mais les prédelles au nombre de trois sont aussi des images peintes par l’artiste, parfois d’ailleurs même par les élèves parce que… on ne laisse pas l’apprenti travailler sur l’image principale.

D’accord.

Il y a une hiérarchie dans l’image. Et alors ces images-là par contre dans le cadre des retables anciens elles sont complètement subordonnées au sujet principal. Ce sont des épisodes qui évoquent la vie du Christ.

C’est le principe quand même ça reste…

Alors c’est effectivement dans la manière de découper l’image de…

Oui. Construction d’ensemble.

Voilà dans la construction. Tout à fait.

Oui oui je trouve.

De démultiplier en plusieurs images pour raconter finalement la même histoire. Je parlais de la bande dessinée là aussi pour raconter la même histoire on va répéter en plusieurs petites séquences.

Oui oui tout à fait.

Donc je pensais assez intéressant finalement de te montrer un artiste ancien…

Bon d’accord.

Et puis également de ne plus se focaliser uniquement sur le centre de l’image. Beaucoup d’artistes vont se poser la question jusqu’aller au fameux carré blanc de Malevitch en 1915. C’est arrivé très tôt.

 

Ici je te montre Sam Francis. Sam Francis il aura souvent cet artiste américain la particularité de travailler sur les marges sur les bordures. Et ici c’est le cas de ce très intéressant tableau qu’il a appelé Blue Balls les balles bleues. Là aussi avec un travail sur la transparence sur le dégradé du bleu. Mais la zone centrale effectivement est totalement blanche et non travaillée.

 

Alors ces principes il va les poursuivre jusqu’à très récemment. Alechinsky ici on montre on regarde toujours chronologiquement…

Oui.

Nous les séquences qu’on consacre aux artistes.

Oui.

Il appelle ça accessoires mythologiques. Et là et bien tout est travaillé en noir dont l’encre sur papier. Parce qu’effectivement dans Central Park tu avais quand même remarqué une hiérarchie. Central Park était en couleur au centre…

Oui oui un contraste fort…

Le reste est… et ça ça crée un bel équilibre finalement…

Oui oui.

Un contrepoids.

Ah oui.

Mais il peut lui arriver comme dans ici accessoires mythologiques on est dans les années 60 mais il en fait encore récemment où tout est en noir. Et là effectivement on a un jeu où on a un remplissage… une certaine respiration aussi peut-être du support. Alors venons-en…

C’est des grands formats ?

Ce sont souvent des grands formats…

Ce sont des grands formats.

Oui. Oui oui qui sont travaillés au sol.

Oui.

Venons-en à ?

 

Au titre le choix des titres. Ça c’est une grande question…

Obscure.

Chez les artistes.

Obscure.

Il y a beaucoup au XXème siècle des artistes qui vont réaliser des œuvres qu’on va appeler… qu’ils appellent d’ailleurs volontairement : sans titre. Et lui trouve… et il a un mot très beau il trouve c’est dommage ce sont des images orphelines…

Oui.

Elles n’ont pas été nommées…

Oui.

N’ont pas eu cette chance. Alors de la part de ces artistes qui nomment sans titre, c’est une manière de donner un titre mais de ne pas aussi oriente,r focaliser le regard du spectateur…

Oui.

Parce que si on appelle ça jeune femme à la fontaine, on va la chercher on va… ils vont finir par la trouver et peut-être qu’on va se désintéresser au reste…

Oui d’accord.

Tandis que lui préfère donner une piste, des chemins mais sans être trop réaliste non plus.

Alors tout ça pour nous parler de ce titre-là qui doit être…

Alors ben voilà…

Qu’il est bien pour ça ?

Ici on a des figures qui sont anthropomorphes…

Oui.

Mais entre le cygne et l’humain finalement toujours.

Oui. Le serpent aussi.

Il s’amuse quelques fois avec des amis à trouver des titres qui soient bien choisis qui soient allusifs plutôt que descriptif.

D’accord.

Et avec ses amis il appelait ça je trouvais ça génial : les titreurs d’élite.

Les titreurs d’élite.

Et il appelle ça par dérision respectueuse par rapport au tableau. La dérision respectueuse. Je trouvais les deux mots associés c’est… il est génial à écouter il faut l’entendre…

Oui oui oui oui.

C’est très savoureux.

Voilà il est savoureux exactement.

Oui.

Cet homme est savoureux. Une sagesse.

Alors toutes les techniques tous les supports.

Oui.

Et il aime bien jouer justement sur des paradoxes qui n’en sont pas.

Oui.

 

Ici on a… en train de… on est en train de regarder pardon un travail à la terre un travail de céramique.

Oui.

Et il appelle ça : Infeuilletable. Lui qui adore les livres. On terminera notre séquence avec les écrivains qu’il aime avec lesquels il collabore à illustrer des ouvrages.

D’accord.

Et là et bien effectivement ce sont des livres à une page ouverte définitivement parce que… effectivement ils sont cuits. La terre a durci. Et là il peut mélanger ce qu’il aime, le travail du texte…

Oui.

A la main droite…

Oui oui oui.

Et la mauvaise main et puis la main gauche, celle de l’artiste.

Il aura l’occasion ici c’est un travail qui a été fait dans les années 60 également, de travailler plusieurs fois avec la manufacture de Sèvres qui fait régulièrement appel à des grands artistes. Il aura eu une commande du ministère de la culture pour faire un service de table en céramique.

D’accord.

Et là encore une fois une collaboration avec des artisans, la cuisson dans l’atelier de la terre, l’émaillage également. C’est tout un processus qu’il suit avec beaucoup de plaisir.

 

Alors ici on a une œuvre dont le titre c’est aussi intéressant : astre. On comprend pourquoi…

Oui.

Et désastre. Parce qu’il n’y a pas que cette forme circulaire. Et puis ces petites remarques…

Oui.

Qui sont très belles dans le bas. On a un peu l’impression des mouvements de rotation des planètes.

Oui oui.

Il n’y a rien de trop finalement. Ça ne vient pas s’imposer. C’est un dialogue. C’est une belle réciprocité…

C’est magnifique.

Qui se…

Magnifique.

Il aime bien alors c’est vrai que cette forme est très inspirante. Ça m’évoque je ne sais pas si sur celle-ci en particulier c’est le cas mais il a souvent travaillé pour des estompages à partir de plaques d’égouts qu’il utilisait…

Oui.

En craie…

Oui oui.

Et ça m’y fait vraiment penser pour ce motif-là. Et là c’est un petit peu comme si on entrait dans un univers où finalement à l’intérieur de ce cercle il y en a plusieurs concentriques et on s’y perd. On pourrait zoomer jusqu’à l’infini de manière microscopique.

Et le fond également on a l’impression d’un… d’une… moi ça me fait penser à une mer avec ses petites vagues…

Oui voilà

Très stylisée…

Oui oui.

Un soleil un coucher de soleil dans la mer finalement.

Oui.

 

On revient sur un travail en noir et blanc : toutes griffes dehors. 1970. Alors c’est vrai que déjà dès l’époque de la jeunesse et de cobra il y avait aussi parfois une certaine violence. Il peut aborder quelques fois des sujets ou des formes plus agressives. Et je voulais vous montrer cet exemple-ci pour dire que ce n’est pas un artiste du décoratif. Encore que…

Il a son univers propre.

Oui et puis ce n’est pas uniquement des objets faits pour être admirés…

Oui.

Mais il y a aussi quelque chose quelques fois où justement par le titre ou par un signe il veut pointer soit un souvenir une émotion un pan de l’histoire parfois.

Il a été célèbre de son vivant.

Ah très vite très très vite oui. Oui oui. Et c’est un artiste très généreux. C’est bien que tu en parle parce qu’effectivement aujourd’hui on peut le voir dans beaucoup de musés notamment en France. Il a fait à ma connaissance cinq donations au centre Pompidou et à chaque fois je pense que c’est une cinquantaine de dessin et d’œuvre. Donc on aura plusieurs centaines de ses œuvres dans les grandes collections dans tout le territoire français.

D’accord.

 

Une œuvre justement ici qu’on regarde ensemble et qui est un hommage à son papa. Il appelle ça la mer noire. Les origines russes de la famille. Alors effectivement ben le centre on retrouve finalement quand je te disais avec astre et désastre j’avais l’impression du clapotis des vagues.

Oui oui oui des vagues aussi.

Là on le retrouve complètement. En même temps on a un peu l’impression d’un ciel de pleine lune avec ces petites touches de blanc en réserve qui évoquent les astres et les étoiles.

Oui.

Et on voit à droite un peu comme une sorte d’escalier.

Oui un truc comme ça ?

Oui. Alors que… au contraire ici c’est toute la bordure… les remarques marginales alors on voit que quelques fois c’est séquencé en plusieurs rectangles…

Oui oui oui.

Alors que là finalement la remarque marginale est unique et elle fait le tour elle se poursuit. On a un peu l’impression d’un… moi ça me fait penser à un corps d’un athlète qui effectue une gymnastique. On a l’impression que les jambes passent au-dessus de la tête.

D’accord d’accord

Enfin c’est assez personnel.

Bon notez maintenant.

 

Mais quand on regarde beaucoup d’œuvre d’Alechinsky, on devient familier de ces signes qu’il crée.

Oui oui d’accord.

Alors il faut aussi le dire, c’est invisible quand on regarde ses œuvres mais elles sont parfois elles les derniers états d’une image. Et elles cachent en dessous…

Ah oui d’autres quoi.

D’autres vies…

D’accord.

Exactement d’autres étapes qu’il a décidé d’effacer. C’est un artiste qui n’est pas toujours satisfait…

Oui.

De ce qu’il peut faire…

Oui.

Et qui a aussi beaucoup détruit de ses œuvres. C’est pour ça que je voulais parler un petit peu astre et désastre, la violence, tous les griffes dehors. Ce n’est pas non plus quelque chose qui se fait forcément d’une seule traite de manière paisible.

 

Un motif qu’il aime beaucoup travailler parce qu’on a regardé les choses. Depuis tout à l’heure je parle de formes je parle de signes je parle de gestes.

Oui.

C’est très abstrait tout ça. Mais il y a aussi c’est vrai beaucoup de visages quand on se donne la peine de les regarder…

Oui.

Et aussi quelqu’un qui est très proche on le sent très très proche de la nature et de l’environnement : le motif de l’arbre. Et c’est une image un motif iconographique très important.

Oui. Et il va le décliner sur plusieurs supports comme je pourrais te le montrer. Alors ici on retrouve effectivement toujours ce même jeu de la bordure colorée. Et ici comme tu le… c’est aussi quand on regarde ce tableau on a comme des sortes de franges…

Oui.

A la lisière…

Oui oui oui et oui.

Qui me fait penser…

J’aime bien.

Au tapis.

Oui.

Je ne sais pas ou je ne connais peut-être pas assez bien son œuvre et je ne saurai dire si… il a eu l’occasion la chance de faire traduire ses œuvres en tapisserie. Par contre ce qu’on peut dire c’est qu’à l’époque de Cobra, certains travaillaient beaucoup de textile. Et il y a été très jeune sensible et c’est pour ça qu’effectivement…

Oui c’est les coutures ?

On a un peu l’impression que comme les franges ou comme les coutures…

Oui.

Qui viennent…

Oui. Et c’est une manière de séparer sans le faire abruptement quoi ! C’est intéressant.

Ou alors les petites dents aussi ça peut me faire penser aux petites dents quand on a un timbre tu sais les timbre-poste…

Oui.

Qui sont dentelés enfin…

Ah oui.

C’est une… cette manière encore une fois de s’intéresser à la bordure et de ne pas la faire trop rigide…

 

Avec un angle droit.

Je pense qu’à l’œil il devait être un peu choqué et voilà il rajoutait…

Rien qu’en regardant ses bords… si on retire toute l’image et bien on sait que c’est une bordure d’Alechinsky.

Oui.

Il a un style. Il a trouvé quelque chose de personnel. Alors effectivement ici c’est un très très beau travail qu’il a fait à Paris au début des années 2000 à l’entrée de la Rue Mouffetard. Et ici c’est un travail en collaboration avec un écrivain. C’est Yves Bonnefoy. Et là il a voulu absolument effectivement que simultanément on puisse voir à la fois cet arbre qui se décline à travers d’autres remarques marginales…

Oui oui oui.

Peut-être différentes saisons où le moment où l’arbre est en train de pousser en terre et…

Et et ?

Et le texte…

Et le texte.

D’Yves Bonnefoy…

Oui c’est bien ça.

Qu’on peut…

Qu’on peut lire.

Qu’on peut lire un petit peu si tu veux. Effectivement réflexion sur le rapport de l’homme à l’environnement et particulièrement à l’arbre. « Passant, regarde ce grand arbre et à travers lui, il peut suffire. Car même déchiré, souillé, l’arbre des rues, c’est toute la nature, tout le ciel, l’oiseau s’y pose, le vent y bouge, le soleil y dit même espoir malgré la mort. »

Il est très… oui il est philosophe. Alors c’était un texte d’Yves Bonnefoy…

D’accord. Oui oui oui ce n’est pas lui.

Parce qu’effectivement un grand travail qui l’occupe beaucoup de temps Alechinsky c’est la lecture et plus que la lecture c’est l’illustration des grands auteurs. Il aime beaucoup le papier comme tu peux t’en douter tous les papiers même et surtout les vieux papiers…

Oui surtout les papiers les plus rares…

Parce qu’ils ont une histoire…

Les papiers tramés.

Il recycle oui…

Oui.

Parce que les papiers modernes dit-il ils résistent mal à l’usure du temps…

Oui.

Tandis qu’un bon vieux papier il est presque…

Oui.

Il dit increvable. Et on ne pourrait pas faire la liste ensemble de ces dizaines d’écrivains qu’il a illustrés, certains de ces contemporains avec lesquels il lie une belle amitié et puis d’autres qui sont des admirations d’artistes du passé.

D’accord.

 

Ici c’est intéressant de voir c’est la première fois, c’est un écrit de Cioran. Alors Cioran n’avait jamais eu l’occasion d’avoir un livre un de ces livres illustrés.

Oui ?

Cet ouvrage s’appelle Vacillations. Bon c’est un auteur très particulier Cioran. Le personnage lui-même est assez spécial et c’est un homme très négatif et du nihilisme.

D’accord.

Tu sais ?

D’accord.

Et ici ce sont des aphorismes très pessimistes. Là par contre je n’ai pas envie d’en lire un.

D’accord.

Par contre…

Esthétiquement c’est beau.

Mais esthétiquement c’est très beau justement parce que… il y a…

 

C’est combien ?

Ben cette idée du vide qui est souvent répétée chez Cioran…

Oui.

Elle est complétée équilibrée peut-être contrebalancée justement par ce travail du dessin…

Oui d’accord d’accord.

Qui vient au regard du texte ça c’est très important. On avait vu chez Bonnard que le texte était mangé par les dessins tandis que là…

Oui ?

Il y a un cadre encore une fois très arbitraire.

N’empêche chacun sa place.

 Il a voulu… moi je pense que c’est par respect pour l’auteur mais chacun a une belle place dans une pleine page. Ce sont les éditions Fata Morgana…

D’accord.

Pour les amateurs où on retrouve beaucoup de livres illustrés. Alors certains ont de très petits exemplaires qui sont des livres rares des livres d’artistes. Où les trouver ? Et bien c’est le fameux dépôt légal à la bibliothèque nationale de France notamment…

D’accord

Si on a la chance d’y aller.

Ok.

Mais les éditions Fata Morgana auront publié beaucoup de livres qu’on peut aujourd’hui retrouvés.

 

Et je terminerai certainement cette séquence avec celui-ci. C’était son amitié la plus grande avec Christian Dotremont dont on a parlé…

D’accord d’accord oui.

Dans le programme au début de la vidéo.

Ah c’est marqué Christian Dotremont.

Moi qui j’avais moi qui j’avais. Là aussi on peut penser à l’écriture presque texto de Dubuffet dont on parlait tout à l’heure où il liait les mots les uns aux autres sans les séparer. C’est très dur à lire l’écriture de Dubuffet parce que tout se suit sans aucune pause.

Et moi qui j’avais effectivement ben c’est un côté un peu plus brut contre ce qu’appelait Jean Dubuffet l’asphyxiante culture. Bon il n’est pas du tout dans ce terrain-là Alechinsky mais effectivement on a quelque chose qui va du côté de… du non-art ou de l’art plus… oui brutal ou plus direct.

Voilà en quelques mots un peu ce que je voulais regarder avec toi sur Alechinsky.

Un tour d’horizon un peu… oui oui oui. Ben on a… on a… voilà il a tout il a les séries que moi j’adore c’est vraiment ces séries qui sont… avec des grands de gros ou des grands…

 

Il y avait une dernière image qui suit.

Ah oui.

Il y en avait une dernière.

Ah ça c’est autre chose.

Il en avait une dernière.

Ah là j’ai un peu plus de mal des fois avec ça.

Alors ici et bien c’est un jeu avec…

Oui.

Il a fait toute une série…

Oui oui oui.

Sur Paris.

Oui.

Et alors ici on retrouve ce personnage de profil très stylisé avec la bouche ouverte et les dents qui sortent. C’est aussi le support qui l’intéresse : du vieux papier. Ici c’est un vieux plan de Paris mais quelques fois ce sont des archives notariales. Quelques fois ce sont des tapuscrits d’écrivains célèbres tu sais pas le manuscrit mais sur manuscrit c’est… mais quelques fois tapés à la machine.

Un tapuscrit ?

Un tapuscrit.

Oui c’est ça.

Un tapuscrit.

Un tapuscrit.

Voilà quelques fois sur des vieux tapuscrits il peut…

Oui là…

C’est le support qui lui donne l’inspiration.

C’est le support mais

Bon c’est autre chose.

Il a beaucoup de produits et les résultats ne sont pas toujours… mais mais…

On peut ne pas aimer.

Mais ici ça passe et ça passe.

Ici c’est le guide taride de Paris. Voilà donc juste c’était pour terminer avec cette image parce que d’explorer autant de supports de techniques de médiums et de balancer toujours invariablement entre le geste de la main de l’écrivain et celui de la main gauche de l’artiste…

Oui c’est excellent.

Sans volonté de sectionner les deux mais de toujours les associer.

C’est excellent.

Et moi je pense qu’il a une très belle postérité.

C’est un grand monsieur. Oui oui.

La postérité pour lui aujourd’hui elle est très grande chez des artistes très importants et j’ai choisi il y en a encore une autre finalement je ne m’en souvenais plus tu ne seras pas étonné. Il se dit très inspiré d’Alechinsky, c’est Keith Haring.

Ah oui ?

Oui.

Ben ça alors.

Alors Keith Haring a eu une vie très courte. Effectivement c’est un peu une météorite dans la galaxie de l’art américain mais ce travail d’ailleurs il est dans la lignée d’une certaine manière de ce qu’Alechinsky… D’ailleurs quand tu disais que Alechinsky a-t-il été reconnu très tôt ?

Oui ?

Et bien oui parce que des grands artistes comme Keith Haring…

Oui d’accord.

Qui décède prématurément se référait déjà à son travail c’est-à-dire dans les années 70. Donc effectivement on peut espérer encore avoir beaucoup de belles images d’Alechinsky dans les années qui viennent.

Oui oui il a il peut tenir aussi. C’est ça que j’aime bien j’aime beaucoup. Moi ce que j’aime chez Alechinsky c’est que tu as l’impression que c’est… enfin il y a la liberté dans son trait d’interprétation il le dit d’ailleurs du hasard des fois qu’il amène et qu’il réinterprète et sur lequel il s’appuie pour poursuivre son œuvre mais l’ensemble est au final est orchestré et il y a une composition une cohérence et une harmonie en fait que je trouve qui se dégage de l’ensemble.

Bien sûr.

C’est ça. Et les traits sont rustres les gestes sont approximatifs etcetera mais dans l’ensemble c’est waouh c’est

Il y a un bel équilibre entre couleurs et lignes…

Oui ah oui oui.

Finalement.

J’adore.

Entre le noir de la ligne…

Vraiment j’adore.

Et la couleur.

C’est vraiment…

Le Street art…

Oui.

Le graphe.

Oui.

Certainement que beaucoup de ces artistes…

Oui.

De rue…

Oui.

Qui se font une belle carrière maintenant…

Oui.

Doivent apprécier certainement j’imagine Alechinsky.

Ce n’est pas étonnant tout à fait.

Moi non plus.

Magnifique magnifique. Ah vous j’espère que vous avez eu beaucoup de plaisir à écouter tout ça découvrir. J’en ai découvert encore et puis surtout plongez allez-y rentrez dans cet univers de Pierre Alechinsky.

Ça donne envie ?

C’est que du bonheur oui c’est à nous. Merci

Merci…

Merci Nicolas

D’avoir proposé de… on garde ensemble

Allez ça marche à très bientôt.

Au revoir.

Nicolas Feliers

Nicolas Feliers

Nicolas est Intervenant en Histoire de l’art à l’Institut Supérieur des Techniques de Communication (Lille) :

 - cours de culture générale, Guide-conférencier des Villes et des Pays d’Art et d’Histoire,

 - vice-président de Vauban Loisirs Animations Culture (Lille),

 - Guide-conférencier au Musée de Flandre (Cassel),

 - guide-conférencier pour l’Office de tourisme de Roubaix.

 

Créations de circuits pédestres, bus et vélo, Conférencier pour l’association Les Amis des Musées de Lille,  

Guide-conférencier au Musée La Piscine, Roubaix,  

chargé de mission pour l’Association des Conservateurs des Musées du Nord-Pas-de-Calais,

chargé de mission pour l’Association des Conservateurs des Musées du Nord-Pas-de-Calais.

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Discipline Conférences
Difficulté Initiation
Genre Les Conférences
Durée de la Vidéo 35mn33