La nature morte dans l'Art : bon chic bon genre

Alors Nicolas tu nous parles de quoi aujourd’hui.

Alors aujourd’hui on va étudier un genre…

Oui.

Qui est très peu apprécié en France, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays. On a appelé ça chez nous la nature morte.

Oui ok je sais.

Et c’est vrai que la langue française est tellement riche que je suis certain qu’on pourra trouver d’autres qualificatifs.

Nous ? là aujourd’hui ?

Certainement…

Bon…

Exactement. On verra que…

Quel enjeu !

Dans d’autres pays ils appellent ça de manière complètement différente.

D’accord.

Ce qui montre un peu les traits d’esprit.

Donc tour… ?

Chronologiquement…

Chronologiquement d’accord.

Comme on le fait d’habitude effectivement.

Comme on le fait souvent. Ok on te suit on y va on est parti. On est parti

 

Alors le sujet on peut regarder ici une première image, c’est une peinture pompéienne. Donc là on est pendant la période romaine. Ce ne sont pas les premiers à peindre des très belles natures mortes comme tu peux le voir à fresque directement sur le mur avec un sens de l’imitation de la réalité. La nature morte c’est vrai.

Trompe l’œil un peu ?

Dans l’idée du trompe l’œil tout à fait.

Oui c’est ça en fait.

Ici la belle transparence du plat de fruits…

Exactement.

Quelques éléments d’architecture qui apparaissent en relief également. C’est assez magnifique. Ce ne sont pas les premiers à peindre des natures mortes. Par contre les grecs en faisaient également, les très grands peintres. On ne les a pas conservés.

D’accord.

Il y a une anecdote qui est reprise dans la littérature et tous ceux qui peignent et s’intéressent à la nature morte connaissent, c’était le peintre Zeuxis. C’était un grec qui parait-il dit la légende peignait si bien les grains de raisin que les oiseaux entraient dans les intérieurs et venaient picorer sur sa composition.

Excellent excellent.

Un jour il sera battu par un autre peintre qui s’appelais Parrhasios. Et ce Parrhasios, dans l’illusionnisme, tu disais effectivement l’imitation de la réalité, va peindre sur cette nature morte de son confrère et néanmoins concurrent un rideau. Et quand Zeuxis revient après sa pause déjeuner, il essaye de soulever le rideau qui est finalement un trompe l’œil également.

Ah ! quelle histoire !

Oui ça c’est… on verra d’ailleurs très souvent dans les natures mortes c’est peut-être un clin d’œil à Zeuxis à cette imitation de la réalité. C’était Aristote qui disait « pour les artistes il faut imiter la nature », que vont beaucoup appliquer les artistes en montrant comme ça… On tournera autour de la gourmandise. C’est pour ça que la nature morte est un sujet extrêmement sympathique et…

D’accord…

Et attirant.

Ok c’est une façon de voir oui oui. Très bien d’accord.

Alors effectivement dans les pays d’Europe, ils n’auront pas tous le même regard sur la nature morte. Et ceux qui vont avoir le plus d’intérêt pour le sujet au départ ce seront les Flamands.

Ok.

 

Les écoles alors les écoles du nord on va dire parce que Flamand et Hollandais. Alors attention maintenant entre les deux tu verras il y a quand même des différences qui marquent les état d’esprit. Tu pourras reconnaitre facilement.

Et donc au départ ici je te montre une peinture de la fin du XVIIème siècle.

Ça c’est une nature morte ?

Et bien non justement.

Et ben non.

Et bien non c’est un…

Ok.

C’est une scène mythologique où on a Vertumne et Pomone, Pomone la nymphe des jardins. Et en fait la nature morte existe chez les peintres primitifs mais comme un sujet un détail dans une peinture.

D’accord.

Et ici effectivement on voit que le peintre s’intéresse beaucoup…

Oui.

A la composition florale.

C’est vrai c’est vrai.

Quand tu vois la taille des fruits, ils sont d’ailleurs même beaucoup plus grands et beaucoup mieux dessinés que les figures humaines. Voilà donc…

Il a bâclé les personnages et il s’est occupé des…

Exactement.

D’accord.

Et ce qui va apparaître… c’est pour ça que je voulais montrer une image qui raconte une histoire avec des figures humaines, c’est que le petit détail nature morte finalement deviendra un genre à part entière.

A oui d’accord.

Et on y consacrera des peintures, de grand format même parfois avec une exubérance assez… assez flamande comme tu auras l’occasion de t’en rendre compte. Alors ce terme nature morte effectivement, nous on l’emploie ainsi en Français, c’était le…

C’est assez moche.

Ben ce n’est pas très beau.

Non non.

Causa naturali, chose naturelle. Ça c’est ce que disait Giorgio Vasari le peintre et historien d’art italien du XVIème siècle. Le terme style neven ou style leben en flamand ou hollandais veut dire nature calme silencieuse immobile, ce qui donnera style live en anglais. Et nous c’est un peu plus tard. On va avoir ce genre qui apparait en France sous l’académie et sous de mauvaises hospices entre guillemets mais ça on va le regarder un petit peu plus tard.

Alors pourquoi peindre ces scènes ? Chez les Flamands chez les Hollandais dans les écoles du nord ?

 

Et bien ici je te montre encore une fois un des premiers à peindre des natures mortes. Encore une fois tu auras besoin de me dire : ce n’est pas qu’une nature morte.

J’ai envie de te le dire mais je n’ai pas… ce n’est pas une nature morte.

Ce n’est pas tout à faire une nature morte c’est vrai.

Mais oui.

Les personnages ont tendance à laisser la place principale…

Oui. Le sujet principal on sent que c’est… voilà il y a une inversion de truc.

Dis donc effectivement. Une histoire est toujours racontée à travers une nature morte. Et quelques fois on y inclut des protagonistes. On parlait des petits oiseaux qui venaient manger les grains de raisin dans la peinture grecque…

Oui.

Qu’on n’a pas retrouvé donc on connait l’histoire.

Oui.

Et bien ici les personnages viennent pour illustrer pour animer la scène. On va dire c’est le sujet secondaire. L’artiste s’appelle Joachim Beuckelaer. Et avec son oncle Pieter Aertsen, ce sont les premiers à peindre ce qu’on peut appeler les tables dressées finalement. Voilà un autre mot peut-être qu’on peut trouver quelques fois pour remplacer les mots nature morte.

Les deux font de la nature morte ok table dressée.

C’est le moment où Anvers devient le centre culturel et économique le plus important. Les hommes du nord vont conquérir le monde grâce à la mer. Et ici il y a un plaidoyer finalement en faveur de la mer qui nourrit au sens propre comme au sens figuré…

D’accord.

Tous ses concitoyens.

Ce thon-là ?

Et effectivement oui il y a sacrée tranche on a une raie également qui s’étale au milieu de la table, des huitres également dans un plateau et quelques autres poissons. Tous d’ailleurs on le verra dans certaines natures mortes de fruits et légumes ou de poisson, ne sont pas forcément de même géographie c’est-à-dire qu’on a des images parfois très réalistes dans les détails…

Oui.

Mais on n’est pas forcément toujours dans la réalité.

D’accord.

On est dans une…

Oui d’accord.

Une certaine accumulation.

Construction… une accumulation d’accord..

Alors effectivement dans une région géographique maritime, ce sujet est très demandé. On retrouve beaucoup de personnes qui sont intéressées des collectionneurs pour acquérir ces peintures-là. Ça c’est vraiment un terrain propice pour ces sujets.

D’accord.

 

Et donc effectivement comme je l’ai un peu amorcé dans l’explication, les artistes se spécialisent. Et au XVIIème siècle c’était la peinture qu’on regardait, on peut devenir un peintre très réputé dans les écoles du nord en ne peignant que des poissons ou des légumes…

Mais c’est bien !

Ou des fruits…

Je rigole mais…

Ou des fleurs. Et quelques fois des grands maitres s’associent ensemble comme tu peux le voir dans cette image-ci où on a Rianne.

Très naturelle.

Oui, ça alors là c’est vraiment… il y a deux sujets.

Oui.

Et il y a deux maitres.

D’accord d’accord.

La figure de la vierge à l’enfant, elle est ni plus ni moins du grand peinture Rubens. Mais Rubens qui sait tout peindre tous les sujets tous les détails s’adjoint ici Jan Bruegel de Velours, Jan Bruegel de Velours qui va peindre cette guirlande de fleurs. Effectivement il y a un supplément de qualité quand deux maitres travaillent ensemble sur la même composition. C’est beaucoup plus recherché. Les fleurs qu’aurait peint Rubens auraient beaucoup été moins belles évidemment.

Donc ici on est… alors évidemment on est aussi dans une période où on est toujours dans l’idée d’imiter la nature mais de toujours repousser au plus loin possible les frontières du monde connu. Grâce à l’amour notamment dont tu me parlais à l’instant…

D’accord.

On fait de voyages lointain et on découvre… il y a déjà un petit côté exotique : le monde animal végétal. On va commencer un tout petit peu…

Ben oui… et ce qu’on va appeler les cabinets de curiosité.

Oui oui oui.

Des amateurs d’art achètent des peintures mais ramènent aussi des coquillages et puis on verra aussi parfois des animaux.

Excellent. Ben excellent. Le mélange quoi !

 

Alors ici on arrive au XVIIème siécle. Et là on a je vais dire la peinture baroque dans toute sa splendeur. Frans Snyders était le spécialiste de ces scènes d’étalage où là on arrive jusqu’à la saturation.

Oh lala !

Il y a même...

De tout des formes des couleurs de tout.

Ça tu as raison d’en parler effectivement. Le choix des détails, des motifs iconographiques tient compte effectivement des couleurs et des textures. Ce sont des compositions extrêmement travaillées. Alors là effectivement quand on voit ça, certains n’aiment pas d’ailleurs ces peintures et tout que c’est un peu « too much » entre guillemets.

Et oui c’est un peu trop oui enfin à part le côté historique qui est passionnant.

Ben il doit y avoir sans doute beaucoup d’explications. Alors je préfère rester prudent dans l’hypothèse parce qu’aujourd’hui en homme du XXIème siècle que nous sommes, on ne les regarde pas de la même manière que l’époque où elles ont été créées.

D’accord on n’a pas… on n’a pas… on n’a pas d’écrits là-dessus ?

Ben non… si si si bien sûr mais on ne peut pas… on peut essayer de comprendre tel qu’ils regardaient mais on n’a pas la même vie on a…

Oui oui

L’évolution de la société.

C’est vrai.

Alors là il y a quelque chose de très intéressant parce que le premier degré finalement la première impression c’est cette saturation qui pousse à la gourmandise. Un des péchés capitaux dans une époque beaucoup plus religieuse où là on a effectivement un danger et un péché mortel.

D’accord. Un péché oui c’est un péché. Ils sont repris ça.

Et là on voit un petit singe tu vois en bas au milieu…

Ah oui.

Qui est en train de dérober de la nourriture. Finalement quelques fois un peu comme le feront les fables de Lafontaine, on se moque on attaque les défauts humains par l’intermédiaire de l’animal.

De l’animal.

C’est plus prudent.

Ça choque moins.

C’est plus discret c’est plus diplomatique.

Ok d’accord.

Est-ce que… il y a… bien sûr qu’il y a beaucoup de sensualité. Tu vois que l’homme et la femme sont dans un contact déjà très rapproché.

Oui oui oui.

L’homme a posé la main sur son épaule droite et elle lui tend une figue. Alors quand on connait les symboliques, c’est une invitation à l’amour, la figue.

D’accord c’est clair.

Alors attention parce que tous ces symboles peuvent être inversés selon les circonstances. Mais quand on regarde dans ces formes de fruits ou de légumes dont on parlait et bien souvent les artistes aiment y ajouter des formes qui évoquent les sexes de l’homme donc tu auras des formes phalliques. Souvent ce sont des asperges, ce seront des poireaux ou alors des formes qui au contraire évoqueront les ouvertures du sexe féminin.

D’accord.

Donc effectivement…

Là il y a tout là ?

On a déjà une part qui est de l’ordre de la sensualité, la gourmandise étant déjà dans ce domaine-là. Mais finalement est-ce qu’on ne pourrait pas la regarder dans l’autre… d’un autre côté ?

Oui ?

C’est-à-dire que à force de montrer autant de victuaille on serait écœuré avant même de commencer à manger.

Oui.

C’est peut-être ce qu’on pourrait appeler l’éloge paradoxale. On va montrer de manière tellement insistante que ça en devient au contraire repoussant.

Oui.

Finalement face à la facilité de la consommation de la surconsommation… aujourd’hui d’ailleurs tu verras on montrera des natures mortes contemporaines qui ont un accent justement très très précis… et bien il y a deux options finalement dans la vie. Après, la fin sera toujours la mort. Alors que faut-il faire ? Est-ce qu’il faut être dans la consommation ? Le carpe diem d’Horace ? La vie est courte profitons-en. C’est ce qu’on a tendance à voir au premier regard.

Oui voilà ça pourrait ça pourrait être…

Ou alors…

Le message qui est par contre après.

Si on regarde ça sous le terme de l’éloge paradoxale, ben ce serait une invitation à la modération.

D’accord ah d’accord ok j’ai compris

Et donc on ne peut pas ni effacer l’une ni l’autre. On peut regarder… c’est un peu comme le verre à moitié vide ou à moitié plein.

D’accord.

Certain verront dans un sens, d’autres le contraire.

C’est-à-dire sans légende on n’a pas de commande.

Mais il y a une opulence qui est indéniable. Notes bien qu’il y a des plats de fruits en porcelaine de Chine à l’époque. C’était l’endroit de fabrication là-bas. Donc ben découverte du monde lointain c’est vrai, signe extérieur de richesse on affiche son statut sa réussite sociale parce que celui qui se paye une de ces peintures a un statut privilégié de collectionneur et…

Oui ça montre l’opulence en fait ?

Bien sûr. Alors tu reconnais tous ces détails. Tu les consommes peut-être certainement régulièrement. Mais tu es d’accord aujourd’hui tu pourrais dresser une table pareille.

Oui ah oui d’accord tu es en train de...

Ça coute très très cher.

Oui oui oui

Par contre à l’époque, complètement impossible.

Impossible.

Il y a des espèces consommables…

Et oui.

Mais qui poussent durant les quatre saisons…

D’accord ok.

Mais ils sont impossibles à réunir. C’est pour ça que je te disais que finalement c’est une image construite une vue de l’artiste.

D’accord.

Mais c’est vrai que c’est un paradoxe. Plus on s’approche de la réalité, plus on est dans le réalisme et finalement, moins on s’en approche aussi d’une certaine manière. D’où la double vocation de la nature morte certainement : aller vers la réalité, la contredire ou l’enjoliver. Ça c’est le travail de l’art. Ou au contraire fournir des explications, des réflexions sur le plan moral philosophique voire religieux.

Et ben. L’autre sens ?

 

Alors ici je te monter un artiste flamand également Jan Fyt. C’était le spécialiste de ce que l’on va appeler les trophées de chasse. Alors effectivement ici et bien il y a encore une hiérarchie finalement le genre de la nature morte est tellement riche, on a dit qu’il se divisait en différentes catégories : fruits, légumes, poisson ou fleur.

D’accord oui.

Mais au sein même de ces trophées de chasse, et bien ça dépend du gibier qui est montré. Si on a du petit gibier tel des lapins ou alors au contrait ici et bien tu as… c’est un cervidé, c’est une carabine. Rappelons qu’à l’époque c’est une activité qui est réservée à une certaine élite des cours princières. Donc ici effectivement est levé un ou deux chiens. Ici tu vois qu’il y a deux chiens qui encadrent.

Donc là effectivement on montre une nature morte très haut de gamme d’une certaine manière. Ici c’est de rivaliser avec la réalité. Et quand on voit ces tableaux, quand on est en face d’eux, on sent la tactilité du poil de l’animal.

Ce sont dans ces grandes cours princières notamment à Bruxelles il y a la cour royale où on peut regarder la ménagerie. Les peintres regardent les animaux et les étudient de près dans les détails. Ceci dit, il montre des animaux morts. Donc c’est peut-être moins noble que de le montrer dans une action saisie dans le vif et surtout le plus dur pour un peintre dans le mouvement. Ce sera surtout vrai pour les oiseaux.

Ah et ça tu crois que ça joue beaucoup ça ?

Ça joue oui également.

Alors ici on est dans des espèces animales qui sont européennes. Mais on va voir qu’à la même époque il est très intéressant parfois qu’un peintre montre son savoir en montrant un oiseau exotique des îles.

 

Ah,

Alors ici je…

Ça c’est une nature morte au sens très classique non ?

Très classique, très épurée, complètement différente de celle des Flamands qu’on regarde déjà maintenant depuis deux/trois images. C’est bien d’en montrer quelques-unes mais de montrer qu’il n’y a pas que les Flamands qui ont une certaine manière de faire de voir de montrer les choses. Ici c’est hollandais. Alors pourquoi c’est tellement différent ? Ben c’est une question de culture. Les Flamands sont catholiques.

Oui

Les Hollandais ont une culture protestante. Et donc il y a une certaine épure, une certaine réserve. Et les objets sont beaucoup moins nombreux. Elles sont beaucoup plus monochromes dans des gammes de gris.

Oui oui c’est… voilà

On est au XVIIème on est au moment de la peinture baroque de Rubens avec ses gros rideaux rouges qui traversent la composition, la nappe qui déborde de fruits et légumes. Ici on se concentre sur certains détails. Dans le terrain protestant il n’y a pas de scènes religieuses qui sont peintes. Il n’y a pas de sujet religieux. Mais certains sujets vont évoquer des pensées, des pensées très profondes notamment le pain.

Ici tu vois une miche de pain. Quelques fois tu vois un verre de vin également. Quand tu vois ces deux éléments-là et bien c’est une allusion à ce qu’on appelait un terme un peu technique mais la transsubstantiation c’est-à-dire que la présence du Christ dans le pain et dans le vin et le pain et le corps, le vin est le sang du Christ.

D’accord.

On va aussi montrer que la vie est fragile. Ce verre il est… il y a un très beau travail sur le reflet d’ailleurs Il est dur ce verre mais il suffit de le laisser tomber de quelques centimètres de haut et qu’il se brise en mille morceaux. C’est le temps. Le temps qui passe efface toute chose et les détruit. Le temps qui passe ce sera souvent chez le Hollandais un grand classique c’est le citron la pelure…

Ah oui ?

Qui se déroulent en spiral. Alors ça c’est un élément également un peu comme un sablier.

Un symbole le symbole tout à fait. Une allégorie.

Un symbole du temps une image… voilà une allégorie.

D’accord.

Le coupe en argent également, concentration sur quelques petits détails.

Posé dans… enfin il y a une prise de vue-là comme on dit une loi quand il n’y a pas...

Oui. En petit format également.

D’accord oui

Ce qui sera très différent, les Flamands, ceux qu’on a regardé précédemment sont dans des grands formats.

Pour caser tout ça pour tous ces fruits tous ces trucs.

Voilà donc effectivement à quelques kilomètres d’écart. Et c’est vrai que souvent le grand public confond un peu les… quand on parle des peintres du nord flamands et hollandais, ils mettent ça dans le même sac.

N’importe quoi

C’est… Alors ben c’est parfois très ressemblant d’ailleurs. Les Hollandais vont en Flandre et l’inverse est vrai. Par contre dans un très beau sujet comme la nature morte, on voit que on ne peut pas confondre.

Non.

Ce n’est pas possible.

Oui oui c’est clair.

Donc c’est intéressant de le montrer.

C’est tout éclairé partout ?

 

Alors ici ben voilà encore une autre où tu peux voir exactement ces détails-là : le verre de vin, la miche de pain, un fond gris, quelques détails. Quelques fois le crabe ou le homard évoquent la résurrection du Christ parce que c’est un animal qui effectue une mue de sa carapace, et il va évoquer finalement l’idée de la renaissance…

D’accord.

Et d’éternité.

 

Alors on va avancer un petit peu plus loin puisque si l’on parle de mort et de renaissance, il va y être question effectivement d’une catégorie…

Oui.

Très subtile de nature morte…

Oui oui.

Qu’on va appeler…

Oui ?

La Vanité.

Ah merci.

Mais il est sur le bout de ma langue justement mais est-ce qu’il va nous parler de…

La vanité effectivement comment ne pas ne parler.

Ah lala. Alors raconte allez allez.

Alors la vanité effectivement…

C’est une chance. Fascinant.

Etymologiquement ça vient du terme vide Evain.

D’accord.

Effectivement on peut vouloir posséder toutes les richesses on peut être un homme puissant beau craint admiré, finalement au terme ce sera le même chemin pour nous tous la mort nous emportera. Ça c’est un passage dans un texte religieux qui est l’ecclésiaste. Vanité vanité, tout est vanité dans la vie finalement.

Vanité au sens Evain c’est ça ? Ah c’est claire.

Evain  Evain et vide de sens finalement.

D’accord.

Et la possession d’objet notamment ce que nous montre bien cette série sur les natures mortes c’est que finalement là elle nous détourne des vraies valeurs de la vie. Plus on possède plus on a envie de posséder et plus on est finalement entre guillemets esclave.

Sur cette table on pourrait faire une très belle nature morte contemporaine. Tu poserais ton smartphone, tes clés de la ta voiture…

Qui sont tombées.

Quelques éléments également qui résument ta personnalité. C’est vrai qu’on est… on est encore dans cette consommation et c’est pour ça que la nature morte n’a jamais fini de nous révéler des éléments. Alors là effectivement ces natures mortes d’un genre très particulier sont là pour nous faire réfléchir justement sur les vraies valeurs de la vie. Et ici ben c’est très évident le crâne humain parle de lui-même, la bulle de savon qui ne demande qu’à éclater.

Quelques fois on aura le sablier, des fleurs mais qui sont déjà en train de faner. Les fleurs comme les fruits et légumes quelques fois tu verras certains fruits déjà gâtés, rongés par certains insectes, tous ces éléments qui vont indiquer que finalement tout est compté.

Alors effectivement comme je disais tout à l’heure ça dépend comment on regarde les choses, ces fleurs sont encore belles, cette bulle de savon existe encore mais pour combien de temps ? Quelques fois tu verras très souvent un papillon parce que c’est un des règnes les plus courts.

Ephémère oui.

La vie est tellement éphémère exactement. Voilà donc cette catégorie très belle, très méditative, très morbide également bien évidemment…

Oui.

Mais qui a vocation à élever l’âme humaine dans des réflexions plus sérieuses que bassement matérialistes.

D’accord.

 

Ici j’ai encore pardon un artiste Flamand Jan va Kessel.

Oui.

Jan va Kessel ici nous peint les quatre éléments parce qu’effectivement quand on peint ces détails qu’on cite depuis tout à l’heure, et bien ils nous renvoient aux quatre éléments. Ici tu vois par exemple le feu avec cette bougie. Notes qu’elle est sur le point de se renverser. Tu as des fleurs encore une fois qui évoquent la terre puisqu’elles y poussent. Tu as également des oiseaux qui vont évoquer la lumière.

Oui.

Alors on n’est pas certain. Les historiens d’art disent, peut-être que Van Kessel se serait associé avec un autre maitre qui aurait pu peindre un médaillon avec une figure certainement une vierge peut-être un enfant ou un autre détail. On ne sait pas. Il a laissé le champ libre à la réflexion au mystère. Notes bien d’ailleurs que dans cette belle niche, on a une part d’ombre…

Oui.

Et un part de lumière.

Oui oui.

C’est vraiment fascinant.

Oui et puis un beau contraste entre…

On a tout une… un… tout un entourage qui est magnifique de couleur de…

Chargé etcetera.

Bien sûr. Mais le… finalement le cœur de l’image… c’est le vide lui-même.

C’est un grand format ?

C’est un format carré qui fait une trentaine de centimètre de côté. Et d’ailleurs je ne pense pas dire de bêtises en disant que celle-ci est peinte sur cuivre. Jan van Kessel c’est très bien que tu parles de la question du format parce qu’effectivement…

Ce n’est pas prévu.

Plus on va dans les petits formats plus on va dans le précieux et la miniature. Et Van Kessel s’était vraiment spécialisé dans ces formats réduits où là il travaillait sur du cuivre le cuivre étant tellement plus plat tellement plus brillant pour le rendu des couleurs que la toile qui est utilisé dès le XVIIème siècle.

D’accord.

Et là il y a… alors il y a encore un autre élément qui est très éloquent : c’est la tulipe. On n’a pas parlé de la tulipe on a parlé des Pays-Bas. Tu vois il y a plusieurs tulipes. Avec des pétales pointus c’est la fameuse tulipe perroquet. Bon il y en a des quantités illimitées enfin il y a vraiment des spécialistes de cet art de greffer les tulipes.

Oui.

Et bien c’est devenu un jeu très dangereux la spéculation sur la tulipe au Pays-Bas au XVIIème siècle. Certains vont se ruiner. Là elle va monter en bourse enfin le cours de la tulipe va monter en bourse jusqu’à un point où ça vaut presque le prix d’une belle propriété à Amsterdam de l’époque. Et ensuite en quelques jours et bien elle perd tout…

Vraiment.

Elle perd tout. Et ces hommes… effectivement ce qui est bien finalement l’idée même de cette nature morte la beauté la richesse mais finalement, derrière le revers de la médaille.

Oui oui.

Alors les 4 éléments mais évoquent parfois également le 4 saisons. Ça on en a parlé dans une belle image que l’on montre des Allemands ou…

D’origine oui.

Voilà c’est ça.

Les 4 éléments les 4 saisons les 4 âges de la vie. On parle du printemps de la vie pour la jeunesse. La dernière période est en hiver. On n’y est pas encore on a encore un petit peu de temps avant de… avant d’y arriver.

 

Alors les Flamands et les Hollandais…

Oui.

Les Espagnols aussi d’ailleurs au XVIIème siècle. On va appeler ça là-bas bodegold. Alors bodegold, ça vient de bodega. Et bodega et bien ce sont ces garde-mangers où on va stocker la nourriture et des grands peintres en Espagne vont également réaliser durant cette période. Ensuite on a des Flamands qui arrivent en France au XVIIème siècle à la cour de Louis XIV.

Oui.

On a notamment un fameux qui s’appelle Peter Voulkos et qui va former des artistes français. Mais à cette époque-là en France, on ne veut faire pour être un grand peintre que des scènes mythologiques, des scènes religieuses. Après on veut bien faire un autre genre les portraits, un genre animé. Eventuellement ensuite on peint des paysages. Et puis à la fin quand il n’y a plus rien d’autres à peindre et bien on appelle ça nature morte.

D’accord.

Et Diderot en parle dans ses salons dans ses comptes rendus. On est en cours de suicide quand on est un peintre que l’on dit : « je veux être un grand peintre et je fais des natures mortes ». C’est pratiquement contradictoire…

D’accord.

Et incompatible.

Ok.

Et cette nature morte j’allais dire très hollandaise d’inspiration c’est-à-dire quelques objets, ce fameux gobelet d’argent. Je dis fameux parce que dans ces natures mortes il apparait à de nombreuses reprises. Et ce qui est beau dans cette peinture ben justement c’est qu’il n’y ait que très peu d’éléments.

Oui le reflet.

Tout à l’heure chez les Flamands il y avait tellement de détails que l’œil se perd on ne sait plus où regarder. Tandis que là ben on se concentre. Et il y a le reflet…

Oui les reflets sont magnifiques.

Les couleurs des fruits et du bol sur le gobelet d’argent qui est une pure merveille…

Oui.

Mais pas besoin de…d’en faire des j’allais dire d’en faire des caisses d’en rajouter et on a une séduction qui passe par la sobriété d’une certaine manière. Et Chardin effectivement sera un des premiers grands peintres français il y en aura d’autres il y aura Oudry il y aura Déporte que je ne te montre pas non-plus mais ça commence. Ça commence en France au XVIIIème siècle.

 

Et puis ça continuera avec… un siècle plus tard ce sera Cézanne. Cézanne va être également un des premiers à bien donner ses lettres de noblesse à la nature morte. Et celle que j’ai décidé de te montrer, Compotier, verre et pommes qui date du milieu des années 1880, elle est très célèbre parce qu’on la voit dans beaucoup d’images d’autres peintres. Je vais faire un petit tour avec toi chez d’autres artistes.

Vas-y.

Tu l’as bien en tête ce compotier ?

Oui oui c’est qui ici là ?

Ça c’est Cézanne.

D’accord c’est toujours Cézanne.

Cézanne qui a dit d’ailleurs « je voudrai étonner Paris avec une pomme » et qui a une manière d’ailleurs très moderne de montrer le sujet. Le couteau le couteau aussi on le voit très souvent dans les images.

 

Et bien tu la vois réapparaitre dans une peinture de Maurice Denis.

Ah !

Et là tu as tous les peintres Nabi qui sont en train de l’observer de l’analyser en admiration la plus totale. Parmi ceux-là tu as Pierre Bonnard dont on a parlé récemment c’est celui le plus à droite…

Oui.

Que tu reconnais peut-être avec ses lunettes rondes.

Coucou oui coucou

 

On a fait un sujet là-dessus.

On l’a fait il n’y a il n’y a pas longtemps cette... Alors effectivement ça continuera. Les Nabi c’est fin XIXème siècle jusqu’aux années 1900/1910.

 

Et puis on la voit réapparaitre dans une peinture de Gauguin à l’arrière-plan de cette composition Portrait de femme.

C’est marrant c’est marrant.

Exactement. Et elle reviendra également chez Picasso.

 

Alors chez Picasso je ne n’ai pas voulu te montrer celle-ci j’ai voulu t’en montrer une autre. Alors Picasso a beaucoup regardé Cézanne. Et est-ce que Picasso a beaucoup peint de nature morte parce qu’il aimait celle de Cézanne ? Ben certainement également.

Alors ici on regarde si tu veux, une des nombreuses natures mortes de Picasso, lui qui va faire de ce sujet un des plus importants également. Et il veut bien dire que finalement ce n’est pas le sujet qui est important c’est la manière de le traiter.

C’est une vanité aussi ça ?

C’est aussi une vanité tu as raison…

Oui.

Parce qu’effectivement le pichet noir et la tête de mort, d’un côté l’eau c’est la vie. De l’autre côté on a la mort.

D’accord.

Donc là on retrouve effectivement le binôme quasiment inséparable finalement. Qui dit vie dit mort finalement. On peut se poser la question finalement s’il n’y avait pas la mort à la fin pour l’humain ben la vie serait différente finalement on peut imaginer : comme ça elle donne d’une certaine manière un sens à la vie.

Oui une nature morte ça nous emmène loin.

Ben il y a la… voilà il y a la sensualité il y a la mort. C’est un peu comme dans l’amour il y a Eros Thanatos on a… on a différentes choses. Note bien qu’il part ici de ces deux valeurs opposées du noir et de blanc qui sont eux aussi dans les symboliques des couleurs, le blanc c’est la vie. C’est Dieu d’ailleurs Dieu lumière qu’on soit juif, chrétien ou musulman. Tandis que le noir : les ténèbres, le mal, le malin, l’enfer.

Ok.

 

Alors après Picasso effectivement il n’est plus à démontrer que la nature morte est un sujet qui mérite l’attention des artistes et du public. Et c’est là où Picasso a ce côté génial, c’est qu’il oriente les gouts de tout un chacun. Dès que Picasso y touche…

Oui.

On oublie un sujet un genre un… et on va voir dans la deuxième moitié du XXème siècle c’est-à-dire dans la période dite de l’art contemporain nous sommes en plein dedans, et bien un des sujets les plus fréquemment représentés par les artistes. C’est vraiment la revanche de la nature morte le sujet le plus bas de gamme qui devient le plus prisé. Et ici je te montre chez les nouveaux réalistes… Les nouveaux réalistes tu te souviens c’est l’art Arman…

D’accord oui ok.

Qu’on parle rarement après.

Ok.

Ici je te montre un qui est moins connu : Daniel Spoerri. Et Daniel Spoerri et bien quand il faisait des repas avec quelques amis, et bien ensuite il a aimé coller certains éléments certains reliefs de repas y compris l’assiette le couteau… Et ensuite… il présentait…

Ce n’est pas peint du tout ?

Ce n’est pas peint du tout.

C’est une sculpture ?

C’est comme une sculpture…

Oui.

Une installation.

Une installation

Une sorte de ready-made on pourrait dire à la Marcel Duchamp.

Oui oui.

Et il appelle ça des tableaux, des tableaux piège mais il verticaliste en collant sur le mur. Alors c’est un jeu comme beaucoup chez les nouveaux réalistes autour de l’objet…

Oui.

Et de la société de consommations. Il y a un caractère quand même à critiquer attaquer…

Oui oui.

Provocation.

Provoqué provoqué oui.

Note bien que les nouveaux réalistes justement montrent un peu Arman va saccager des objets. Ça cache des pianos des violons. Ce n’est pas du tout le même regard chez les pop artistes américains notamment.

 

On va regarder si tu veux Andy Warhol.

Ah oui.

Andy Warhol moi je pense qu’on peut appeler ça une nature morte contemporaine d’une certaine manière.

Si tu veux oui.

On a un peu l’impression d’être…

Oui oui le sujet il est voilà oui.

Au supermarché.

Ah oui.

Alors c’est aussi exubérant c’est le all-over il y en a partout sur l’espace que chez ces baroques flamands du XVIIème siècle finalement. On n’est vraiment pas dans l’épure…

Non.

Qu’on avait remarqué chez le hollandais. Note bien qu’Andy Warhol avant d’être peintre, a une première carrière comme étalagiste de magasin de vitrine. Il organise des vitrines de magasin. Il était vraiment d’ailleurs il a tout compris du marketing et il appliquait ça au domaine de l’art.

Tout est un produit de consommation l’artiste lui-même étant un objet. Alors ça peut-être la bouteille de soupe Campbell, ça peut être aussi bien une Marylin Monroe habillée d’un dollar. Mais il y a une glorification une starification de la pauvre et modeste boite de soupe qu’elle est tout ordinaire et très banal.

Mais sous la touche sous la patte d’Andy Warhol ça devient un objet de musée. Ce n’est pas du tout ce même regard séducteur chez les nouveaux réalistes Français. Eux vont tendance plutôt à s’attaquer à l’objet. Est-ce une dénonciation du consumérisme ? alors que les Etats-Unis c’est vrai que c’est le pays du business entre guillemets.

A chaque fois tu notes bien que la nature morte révèle les caractères profonds des régions où elles sont produites : ce côté très austère chez les Hollandais, exubérant chez les Flamands, consumériste chez les Américains.

Oui ça tombe bien on a tout. Ce qui est bien c’est le reflet vraiment de… oui.

 

Et je montre une dernière… parce qu’on pourrait les accumuler vraiment quand tu regarderas dans les expos d’art contemporain, tu les verras très très souvent ces installations maintenant.

C’est qui ça ?

Et bien ici c’est Arman.

Ah d’accord.

Arman avec une des accumulations qu’il a appelé d’ailleurs Nuit dans l’Ouest Sauvage. Alors peut-être un clin d’œil justement à cette manière de vendre à outrance des Etats-Unis. C’est fort probable. Lui il collectionnait des tas d’objets insolites et invraisemblables dans diverses alors oui catégorique. Sinon j’ai pris parce que c’était des cafetières donc on est dans le côté aussi où il y a le… le côté alimentaire.

D’accord d’accord oui d’accord.

On n’aurait pas pris… il y avait les machines à laver il y avait toute sorte de choses il y a ses montres également. Tout est sur le principe de l’accumulation. Oui comme on le disait tout à l’heure peut-être un côté un peu dérisoire tout ça.

Ah oui alors c’est ça le renouveau de la nature morte c’est ça ?

Ce sont en tout cas les natures mortes des artistes… alors là on est dans les années 60 je pense.

Oui.

Note bien que quand on les voit maintenant, l’usure…

Fièrement.

L’usure du temps a fait son chemin. Et elles sont…

Sur des techniques mixtes comme ça.

Ces métaux rouillés ce sont des habitations à insectes comme dans les natures mortes peintes au XVIIème siècle dans ses vanités où certains commencent à ronger les fruits, certaines araignées ont…

Ah c’est l’œuvre.

Une maison très confortable, y accèdent par tu vois différent… il y a le poignet il y a le bec verseur également enfin  Et c’est tout un microcosme…

Oui.

Animalier…

Et on dit souvent que les musées d’arrachent les cheveux en fait à vouloir conserver ça.

Ah c’est très difficile.

Oui.

C’est très très difficile ça n’a pas été fait pour au départ.

Donc alors comme tu disais très bien tout à l’heure, certainement un côté provocateur de la part de l’artiste qui utilise les éléments de son époque. C’est pour ça quand on disait on introduction on ne les regarde plus de la même manière les natures mortes anciennes parce qu’on n’est plus…

On n’est plus dans la même époque oui.

On n’est pas on n’a pas vécu au XVIIème siècle.

Oui oui oui oui oui.

Par contre, avec nos outils on développe des méthodes de pensée qui sont très comparables. Elles ne sont pas certainement symétriques mais en tout cas elles font appel aux mêmes sens et aux mêmes valeurs humaines.

 

C’est une bise de conclusion j’imagine.

C’est une petite conclusion.

Ecoute c’est formidable parce que le sujet n’était pas c’est vrai,

Ah je t’avis dis.

Pas vraiment exaltant.

Ce n’était pas très sexy.

Mais on l’écoute la bouche ouverte les yeux rivés sur tout ce qu’il nous montre tout ce qu’il nous fait découvrir. Notre Nicolas c’est formidable. Merci beaucoup.

Merci Frédéric et à bientôt.

A bientôt.

Nicolas Feliers

Nicolas Feliers

Nicolas est Intervenant en Histoire de l’art à l’Institut Supérieur des Techniques de Communication (Lille) :

 - cours de culture générale, Guide-conférencier des Villes et des Pays d’Art et d’Histoire,

 - vice-président de Vauban Loisirs Animations Culture (Lille),

 - Guide-conférencier au Musée de Flandre (Cassel),

 - guide-conférencier pour l’Office de tourisme de Roubaix.

 

Créations de circuits pédestres, bus et vélo, Conférencier pour l’association Les Amis des Musées de Lille,  

Guide-conférencier au Musée La Piscine, Roubaix,  

chargé de mission pour l’Association des Conservateurs des Musées du Nord-Pas-de-Calais,

chargé de mission pour l’Association des Conservateurs des Musées du Nord-Pas-de-Calais.

  • [Nicolas Feliers le 14/01/2017]

    Bonjour Alexandra,
    Très heureux de vous compter parmi nos nouveaux venus. J'espère que nous continuerons à capter votre attention. N'hésitez jamais à déposer un commentaire si vous avez une question à nous poser, une suggestion ou une critique à émettre. A bientôt, Nicolas

  • [ alexandra leroy le 13/01/2017]

    Très intéressant, je découvre..

  • [Prenom Nom le 30/12/2016]

    Bonjour Marie-jo et merci ! Nous essayons de proposer un regard personnel sur l'art, Je peux vous assurer qu'avec Fred, nous adorons tourner ensemble ces vidéos, même s'il est parfois difficile de trouver un créneau. Nous préparons de nouveaux rendez-vous pour 2017. Très bonnes fêtes de fin d'année et à bientôt.
    Nicolas

  • [Marie-jo landes le 30/12/2016]

    Mais BRAVO et merci !!! C'est passionnant d'écouter Nicolas , c'est riche, instructif, cultivé, intelligent, encore et encore on en redemande !

  • [Nicolas Feliers le 09/12/2016]

    Merci Martine pour votre sympathique commentaire. La nature morte est pour moi un des plus beaux genres dans l'art. Mais encore aujourd'hi, peu de personnes s'y intéressent. Lorsque j'anime des visites guidées avec des enfants, j'utilise parfois la méthode du conte pour les intéresser à l'image. Les fruits ou légumes "se mettent à parler" de manière très animée ! Nous aurons d'ailleurs l'occasion de revenir sur le sujet lorsque nous aborderons des peintres comme Chardin, Velazquez ou Cézanne (...). A bientôt donc.

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Discipline Conférences
Difficulté Initiation
Genre Les Conférences
Durée de la Vidéo 36mn26